Première interview avec Julie Fuchs (octobre 2010)

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JdeB
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Première interview avec Julie Fuchs (octobre 2010)

Message par JdeB » 05 juin 2014, 08:49

ODB-opéra : Julie Fuchs, pour vous l’apprentissage de la musique a commencé à Avignon…

Exactement. En fait je rêvais de faire de la danse. Mais à six ans je n’avais pas le physique idéal et ce n’était pas le choix de ma mère. Comme mon grand frère et ma grande sœur faisaient de la musique, on m’a dit « tu vas faire de la musique ». J’ai visité plusieurs professeurs d’instruments. Quand je me suis retrouvée avec la professeur de violon elle m’a demandé « Pourquoi veux tu faire du violon ? ». Je lui ai répondu que je ne voulais pas faire de violon mais de la danse. Elle m’a dit mais tu verras le violon c’est comme la danse, il y a les temps à marquer, tu peux jouer avec ton corps….et du coup j’ai fait du violon. Une grande arnaque !

Avec le recul que peut-on en retirer ?

Énormément de choses. D’abord lire une partition sans trop de difficultés ce qui me permet d’accepter des rôles à la dernière minute. Mais il y a aussi le développement de l’oreille, la justesse. Le violon c’est un peu comme dans le chant, on n’a pas le repère des notes, il n’y a pas de touches ! Et puis, mes années de violon, m’ont appris le goût du travail bien fait, le sens de la rigueur. Mais le plus important, c’est la passion de la musique que m’a transmise mon professeur de violon, Chantal Rodier, une femme incroyable.

Vos parents étaient musiciens ?

Pas du tout, mais ils adorent la musique.

Vous alliez avec eux au concert ou cet intérêt pour la musique était à travers l’écoute de disques ?

J’allais beaucoup à l’Opéra d’Avignon avec mon frère.

Qu’avez vous vu à l’Opéra d’Avignon ?

La première chose que j’ai vue, c’est No, No Nanette, puis La Route fleurie, l’Auberge du cheval blanc…Il y avait beaucoup d’opérettes à cette époque.

Et dans le grand répertoire lyrique ?

Carmen, Les Puritains, Lucia

Et pour vous il y a eu un tournant vers l’art lyrique ?

Plutôt un tournant vers le chant. L’art lyrique est venu en conséquence. Vers quinze ans je chantais comme n’importe quel ado accompagnée par une guitare. J’aimais chanter. En 2000, Avignon était une des capitales culturelles de l’Europe s avec en particulier Reykjavik. J’avais une copine qui était dans la maîtrise vocale d’Avignon et qui m’a dit qu’on recrutait pour un projet qui était de prendre dix jeunes de chaque capitale culturelle et de les faire chanter un air pour chaque pays, dirigés par un chef pour chaque pays.
Ils avaient déjà fait passer une audition mais ils n’avaient pas trouvé tout le monde. Sur l’insistance de ma copine j’ai passé cette seconde audition avec le chef des chœurs de l’Opéra d’Avignon et j’ai été prise. Il y avait aussi un projet avec Björk et j’avoue que c’est sans doute ce qui m’a le plus motivée.

Le projet a vraiment eu lieu ?

Il a vraiment eu lieu avec Björk à Reykjavik. Une deuxième étape consistait à faire une tournée, mais elle s’est faite sans elle.

Qu’est ce que vous interprétiez comme répertoire dans cette maîtrise ?

Un air choral de chaque pays. J’ai d’ailleurs repris un de ces chants a cappella pour mon prix au CNSM. Un moment très fort pour moi, d’autant plus que j’avais demandé aux 40 musiciens sur scène de chanter avec moi…
On a eu aussi une collaboration avec Arvo Pärt qui avait écrit pour le chœur.

C’était une œuvre composée pour vous ?

Oui, l’œuvre s’appelait « Which was the son of »
Pour le répertoire français on a fait du Messiaen.
Au retour de cette tournée qui a duré un mois, je me suis dit « comment je vais faire si ça s’arrête, comment je vais continuer… »

Le blues de la fin de tournée

Pas seulement, mais j’avais trouvé dans ce groupe un sentiment de calme, de sérénité…

Vous vous êtes dit qu’il fallait prolonger l’expérience…

On a supplié le chef de chœur de continuer et tous les dimanches matin on répétait. Puis il a été muté à l’Opéra du Rhin. On s’est retrouvé sans chef. C’était la période du Festival d’Avignon et avec quatre ou cinq copains, pour s’amuser, on s’est mis à chanter dans la rue. On chantait du répertoire scandinave, puis on a rajouté du jazz vocal. On mettait une petite passoire par terre pour recueillir quelques pièces et ça nous faisait notre argent de poche ! On faisait ça parce qu’on avait envie de chanter.
Un de nos lieux de prédilection pour chanter était près de l’hôtel de La Mirande non loin du Palais des Papes et son directeur a fini par nous demander de venir chanter dans son hôtel !
Pendant quatre ou cinq ans notre groupe a connu un joli succès dans la région ainsi qu’ailleurs. Mais je ne prenais toujours pas de cours…

Vous écoutiez des chanteurs d’opéra ?


Pas beaucoup en dehors des spectacles d’opéra. J’en ai écouté quand j’ai commencé à prendre des cours.

A un moment donné vous vous êtes dit qu’il fallait prendre des cours…
Tout le monde me disait de prendre des cours mais je ne savais pas avec qui. Et comme je continuais à faire du violon, je sentais intuitivement que ça allait être le grand tournant. J’ai attendu un peu. J’ai attendu mes 18ans, on m’avait dit de ne pas commencer trop tôt…

Avant dix-sept ou dix-huit ans cà peut être périlleux…

L’enseignement du chant contient tellement de disciplines différentes qu’en attendant j’ai essayé de faire beaucoup de choses, du théâtre notamment.

On sent une vraie maturité pour quelqu’un de votre âge. Et avec ce premier professeur, tout s’est bien passé ?

Il s’appelait Pierre Guiral. Il était formidable. Il m’a tout de suite mise en confiance, c’est ce dont j’avais besoin. Tout de suite il m’a encouragée. Ce n’était pas un professeur obnubilé par la technique et il n’a jamais forcé ma nature avec des indications trop précises mais il m’a fait chanter, il m’a donné envie de chanter de l’opéra.

Vous auriez souhaité un enseignement plus technique ?

A l’époque non, mais maintenant je commence à le souhaiter (rires)

Pourtant pour votre âge vous avez un excellent niveau technique…

Peut être parce que le professeur que j’ai eu en basant l’enseignement sur la détente, sur la confiance, n’a pas crée de blocages. Les défauts techniques sont en fait des blocages.

Etiez vous consciente que vous aviez un énorme potentiel ? On vous le disait ?

Oui on me le disait, mais c’était très abstrait.

Et puis Paris…

Quand j’ai été prise à Paris je me suis dit « qu’est ce que tu viens faire dans cette galère… »
En fait c’est mon professeur d’Avignon qui m’a dit « tu as fait en trois ans ton cursus que tout le monde fait en plus de temps, tu ne vas pas en rester là, il faut faire autre chose. »
Je pensais alors faire de la direction de chœur, mais il m’a dit « qu’est que c’est que cette histoire, tu as fait du chant, tu passes le concours du Conservatoire de Paris, tu n’en a jamais passé. Au moins tu verras comment chantent les gens de ton âge… » J’ai passé le concours et j’ai réussi.

Et que pensaient vos parents de cette évolution?


J’ai l’impression qu’ils ne réalisaient pas. J’avais 21 ans.

Ils voyaient une carrière se profiler ?

Pas du tout, et moi non plus. Je suis rentrée au CNSM de Paris. Je me suis dit que j’allais apprendre des choses, que j’allais avoir beaucoup de cours sur les langues, les styles…

Vos professeurs ont été Robert Dumé et Alain Buet…

Tout à fait. Je me suis retrouvée au milieu de personnes de mon âge passionnées comme moi mais qui voulaient en faire leur métier. Moi j’étais là uniquement parce que j’avais réussi au concours !

C’est très récent mais quel bilan tirez vous de ce passage au Conservatoire ?

Très positif. J’y ai rencontré des professeurs passionnants, des camarades attachants…
J’ai fini en juin mais je voulais m’inscrire en musique de chambre avec mon pianiste, Alphonse Cemin.
On voulait travailler avec Claire Désert. Finalement, nous avons dû déclarer forfait (agendas trop chargés…) Elle nous a quand même auditionnés. Comme je n’avais pas fait beaucoup de Schubert et de Schumann, elle nous a dit préparez moi un cycle de Schumann et venez me le jouer, on travaillera ensemble. J’ai eu le professeur sans avoir l’institution !

Avant de finir votre cycle supérieur vous avez eu quelques engagements notables, notamment au Châtelet dans The sound of music qui a été très bien accueilli aussi bien par le public que par la critique.…C’était votre première grande expérience !

C’était effectivement ma première grande salle. Avec Rodney Gilfry comme partenaire que je devais embrasser trois fois par soir…
Il y a eu aussi Eurydice dans Orphée et Eurydice de Gluck, au Théâtre Mouffetard. C’était plus un travail de compagnie mais c’était une expérience très intéressante dans la mesure où on l’a joué une trentaine de fois. Cà m’a beaucoup fait progresser dans la construction d’un personnage. Ce n’est pas un rôle écrasant mais il faut quand même mourir tous les soirs… !

Le travail de toute soprano, embrasser et mourir… !(rires)

Vous continuiez à Paris d’aller à l’opéra ?

Oui j’essaie. Mais j’essaie aussi d’aller au théâtre.

Vous avez commencé à vous intéresser à des chanteurs, à des carrières, à des disques ?

J’ai découvert il y a quelque temps Ileana Cotrubas. J’ai été marquée par elle. Je trouve qu’elle réunit à la fois la fraîcheur et l’intensité. Quand j’ai commencé le chant lyrique, j’avais peur de perdre la spontanéité. Quand on voit les visages des chanteurs il n’y a pas grand chose de naturel…

C’est un art d’artifices…

C’est dommage parce que ça peut éloigner certaines personnes.

Il y a un public qui le recherche …

Mais ce n’est pas le public qui m’intéresse !
En fait je n’ai pas de modèle de carrière. Je n’aime pas le mot carrière ça fait réfléchi, plan de carrière…. En revanche j’aime ce que Natalie Dessay a fait de la vision qu’on a d’un chanteur en scène.

Ileana Cotrubas était une formidable personnalité. Sur scène elle dégageait une très grande émotion…

Une émotion sans lourdeur…

Vous n’avez pas peur qu’il y ait le modèle de Natalie Dessay qui se superpose à la vision que l’on a de vous…

Non, je ne pense pas. Je ne suis pas non plus typiquement une colorature. Je chante des rôles de colorature mais je ne pense pas en faire mon répertoire de prédilection pendant les vingt prochaines années.

En terme de répertoire est ce que vous avez des projets à long terme, des rôles dont vous rêvez ?


A très long terme c’est Violetta, mais dans combien de temps ? Cleopatra de Haendel m’inspire beaucoup également… Mais de manière générale, j’ai très envie de chanter Mozart en ce moment.
Christophe Rousset m’a proposé Dorabella parce qu’il envisageait de faire avec Fiordiligi et Dorabella en sœurs jumelles et parce que les sopranos chez Mozart sont toujours entre mezzo et soprano. J’ai réfléchi et travaillé avec lui; les airs ça allait mais les ensembles et la longueur du rôle m’ont fait renoncer. On m’a demandé aussi Fiordiligi. Mais c’est beaucoup trop tôt. Je ne comprends pas pourquoi on ne me propose pas Despina ! Mais sinon on ne m’a pas proposé de choses trop saugrenues.
Je reprends le King Arthur de Purcell dans la mise en scène de Shirley et Dino à Versailles et à Besançon. Et puis on m’a proposé Galathée d’Acis et Galathée de Haendel à Aix cet été.

Un début de carrière très baroque….

Pas seulement. L’an prochain ce sera Musetta dans La Bohème et Rita de Donizetti. Avec Accentus, je vais aussi faire du Mendelssohn et du Stockhausen

Vous écoutez du répertoire contemporain ?

Cà m’arrive, mais ce n’est pas non plus mon seul cheval de bataille. J’aime la diversité. Je fais partie d’un ensemble qui s’appelle Le Balcon. C’est un ensemble à géométrie variable dédié à l’interprétation sur instruments sonorisés, donc nous jouons principalement du répertoire contemporain, mais pas seulement puisqu’on vient de faire la quatrième de Mahler. On s’affranchit ainsi des mauvaises acoustiques, on peut jouer aussi en extérieur. Dans ce cadre là on a monté le Pierrot lunaire en français.

Vous rêvez de diriger des gens, un chœur… ?

Peut être un jour…

Je pense que les gens de votre génération sont formés mentalement pour une mobilité, pour changer de métier, pour explorer des horizons variés. Vous aurez sans doute d’autres expériences que celle du lyrique…

Je serai peut-être danseuse ! J’adore la comédie musicale il y a un côté spontané, charnel…

Vos goûts en dehors de la musique et de l’art lyrique ?


J’aime bien manger… (rires), voir des expositions, en particulier sur l’art du XXième siècle. C’est devant un tableau de Miro que j’ai ressenti la première fois qu’on pouvait avoir une émotion qui pourrait se comparer à celle de la musique. J’aime bien aussi la poésie, principalement celle du XXème aussi…

Et le cinéma ?

Je ne suis pas une grande connaisseuse. J’aime beaucoup Kusturica. Le dernier film que j’ai vu, Le nom des gens de Michel Leclerc, m’a bien plus aussi. Je crois que j’aime bien quand les choses restent vivantes !
J’aime aussi beaucoup la danse. Je vais voir des ballets mais pas des ballets classiques ! Je suis fascinée par le tango. C’est la danse la plus musicale, mais je n’arrive pas à danser un tango avec un homme sans être amoureuse… !!

Propos recueillis par Jérôme Pesqué, le 21 octobre 2010.



Le site de Julie Fuchs : www.juliefuchs.com



Dossier réalisé par Jérôme Pesqué, 2010-2011. Tous droits réservés.
Merci à Gaelle Le Gallic pour le contact et à Dge pour la transcription.
"Si tu travailles avec un marteau-piqueur pendant un tremblement de terre, désynchronise-toi, sinon tu travailles pour rien." J-C Van Damme.
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Re: Première interview avec Julie Fuchs (octobre 2010)

Message par JdeB » 30 janv. 2015, 09:15

Julie Fuchs vient de signer chez Deutsche Grammophon.
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Re: Première interview avec Julie Fuchs (octobre 2010)

Message par HELENE ADAM » 03 juil. 2016, 18:56

Julie Fuchs fait ses débuts à Munich ce soir dans la Bohême, production d'Otto Schenk, en Musetta, avec Sonya Yoncheva en Mimi.
Lui : Que sous mes pieds se déchire la terre ! que sur mon front éclate le tonnerre, je t'aime, Élisabeth ! Le monde est oublié !
Elle : Eh bien ! donc, frappez votre père ! venez, de son meurtre souillé, traîner à l'autel votre mère

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Re: Première interview avec Julie Fuchs (octobre 2010)

Message par JdeB » 04 juil. 2016, 08:48

Je garde un excellent souvenir de sa Musetta à Pleyel. Ce rôle lui va à ravir
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Message par HELENE ADAM » 13 avr. 2018, 16:45

Carnet rose pour Julie Fuchs qui annonce qu'elle attend un bébé pour septembre mais assurera tous ses engagements jusqu'à fin juillet : Pamina à Hambourg, Poppea à Zurich et l’enregistrement de son 2eme disque pour Deutsche Grammophon.
A suivre ! :coeur2:
Lui : Que sous mes pieds se déchire la terre ! que sur mon front éclate le tonnerre, je t'aime, Élisabeth ! Le monde est oublié !
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Re: Julie Fuchs

Message par HELENE ADAM » 20 avr. 2018, 18:03

HELENE ADAM a écrit :
13 avr. 2018, 16:45
Carnet rose pour Julie Fuchs qui annonce qu'elle attend un bébé pour septembre mais assurera tous ses engagements jusqu'à fin juillet : Pamina à Hambourg, Poppea à Zurich et l’enregistrement de son 2eme disque pour Deutsche Grammophon.
A suivre ! :coeur2:
Eh non pas de Pamina à Hambourg, l'opéra lui a fait savoir qu'elle ne pouvait pas chanter ce rôle en étant enceinte de 4 mois (apparence physique non adéquate). Elle doit donc y renoncer. Elle est très, très déçue.... :cry:
Lui : Que sous mes pieds se déchire la terre ! que sur mon front éclate le tonnerre, je t'aime, Élisabeth ! Le monde est oublié !
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Message par meteosat » 20 avr. 2018, 18:25

C'est tout simplement discriminatoire. Marre de ces metteurs en scène ! Pourquoi passer à côté d'une performance vocale probablement fantastique suite à une décision arbitraire et stupide d'une seule personne ?

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Re: Première interview avec Julie Fuchs (octobre 2010)

Message par dge » 20 avr. 2018, 18:59

Oui, la route est encore longue...

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Re: Julie Fuchs

Message par micaela » 20 avr. 2018, 19:20

HELENE ADAM a écrit :
20 avr. 2018, 18:03
HELENE ADAM a écrit :
13 avr. 2018, 16:45
Carnet rose pour Julie Fuchs qui annonce qu'elle attend un bébé pour septembre mais assurera tous ses engagements jusqu'à fin juillet : Pamina à Hambourg, Poppea à Zurich et l’enregistrement de son 2eme disque pour Deutsche Grammophon.
A suivre ! :coeur2:
Eh non pas de Pamina à Hambourg, l'opéra lui a fait savoir qu'elle ne pouvait pas chanter ce rôle en étant enceinte de 4 mois (apparence physique non adéquate). Elle doit donc y renoncer. Elle est très, très déçue.... :cry:
C'est vraiment n'importe quoi si c'est la seule raison. On a déjà vu des rôles tenus par des chanteuses enceintes , alors que ça ne collait pas au personnage ,ne serait-ce que Sabine Devieilhe à Aix il y a deux ans. Sur mon DVD des Noces (Glyndebourne 2012), la chanteuse qui interprète Susanna est visiblement enceinte. On arrange le costume et le jeu de scène, et puis c'est tout.
S'il n'y a pas de solutions, c'est qu'il n'y a pas de problème Proverbe shadok

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Re: Première interview avec Julie Fuchs (octobre 2010)

Message par HELENE ADAM » 24 avr. 2018, 16:36

Olga Kulchynska qui chante également Pamina au festival de Peralada début Août, la remplacera.
Lui : Que sous mes pieds se déchire la terre ! que sur mon front éclate le tonnerre, je t'aime, Élisabeth ! Le monde est oublié !
Elle : Eh bien ! donc, frappez votre père ! venez, de son meurtre souillé, traîner à l'autel votre mère

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