Sonya Yoncheva

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Re: Sonya Yoncheva

Message par jerome » 20 juil. 2018, 14:03

kirby a écrit :
20 juil. 2018, 11:50
J'ai beaucoup hésité car je ne connais pas cet opéra et finalement je n'y suis pas allé à cause de ça....
Ben c'est ridicule comme raison ça! C'était justement l'occasion de découvrir cette œuvre magnifique!!!

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Hiero von Stierkopf
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Re: Sonya Yoncheva

Message par Hiero von Stierkopf » 20 juil. 2018, 14:26

PlacidoCarrerotti a écrit :
20 juil. 2018, 13:57
Hiero von Stierkopf a écrit :
20 juil. 2018, 13:54
Les odeurs, un sujet compliqué à l'opéra.
A la différence du perturbateur sonore, il est difficile de calmer ou de faire évoluer un spectateur odorant pendant un spectacle.
J'ai essayé un jour mais sans succès.
Il n'en avait rien à péter ?
Bravo pour cette perle !

Tu ne crois pas si bien dire, mais j'ai déjà vécu un lâcher de caisse dans ma rangée au parterre de l'ONR pendant le Parto de Sesto, inteprété par Stéphanie d'Oustrac (Sesto, pas la perlouse).
C'était d'ailleurs assez bien vu car pour être parti, il est parti !
Cet incident pour le moins inattendu a créée un trouble dans tout l'environnement direct du terroriste en raison de son volume remarquable - il n'a toutefois pas réussi à couvrir la clarinette.
Comment ça, merde alors ?! But alors you are French ?

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Re: Sonya Yoncheva

Message par muriel » 20 juil. 2018, 17:32

philipppe a écrit :
20 juil. 2018, 10:21
muriel a écrit :
20 juil. 2018, 09:56

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Re: Sonya Yoncheva

Message par zigfrid » 21 juil. 2018, 12:39

cette histoire est proprement suffocante..

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Re: Sonya Yoncheva

Message par HELENE ADAM » 21 juil. 2018, 19:07

En attendant pour le concert de ce soir on n'oublie pas son Kway...
Lui : Que sous mes pieds se déchire la terre ! que sur mon front éclate le tonnerre, je t'aime, Élisabeth ! Le monde est oublié !
Elle : Eh bien ! donc, frappez votre père ! venez, de son meurtre souillé, traîner à l'autel votre mère

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Re: Sonya Yoncheva

Message par fomalhaut » 21 juil. 2018, 20:12

HELENE ADAM a écrit :
21 juil. 2018, 19:07
En attendant pour le concert de ce soir on n'oublie pas son Kway...
Et son parapluie...

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Re: Sonya Yoncheva

Message par HELENE ADAM » 21 juil. 2018, 23:03

Ah Sonia... Trois airs divins.. Et un Lisa miller en cadeau... Rien que pour elle on pouvait défier l'orage
:D
Lui : Que sous mes pieds se déchire la terre ! que sur mon front éclate le tonnerre, je t'aime, Élisabeth ! Le monde est oublié !
Elle : Eh bien ! donc, frappez votre père ! venez, de son meurtre souillé, traîner à l'autel votre mère

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Re: Sonya Yoncheva

Message par Efemere » 22 juil. 2018, 00:15

2018.07.21–S. Yoncheva.jpg
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Re: Sonya Yoncheva

Message par HELENE ADAM » 22 juil. 2018, 09:20

La place était quand même bien remplie malgré le déluge qui s'est abattu dès 20 heures sur les malheureux spectateurs. Auparavant nous avions pu admirer l'organisation des munichois pour les concerts en plein air sur le pavé : grandes couvertures étanches, petits coussins, longues capes de pluie, sandwiches et boissons, bref parés pour les fraiches soirées qui suivent le déchainement des éléments.
A 20h 30 quand le concert commence, il ne pleut plus et des rangées entières de spectateurs assis sur le sol remplissent la place tandis que les moins équipés se placent des deux côtés debout.

L'ouverture tragique de Brahms est assuré par le jeune orchestre ATTACCA sous la baguette de Allan Bergius.
Mariotti est en forme quand il s'attaque à la si-souvent-donnée-en-concert ouverture des Vêpres siciliennes avec l'orchestre de l'opéra et cela réchauffe la "salle", en moyenne assez jeune d'ailleurs voire très jeune.

Puis arrive la diva. Dont le style et la voix (je me répète :wink: ) font de plus en plus souvent penser à la Callas.
Elle commence par "Tacea la notte placida", avec reprise, (Le Trovatore) et non par Don Carlos comme annoncé sur le programme papier distribué à l'entrée, et c'est absolument magnifique de maitrise, d'expressivité, de beau chant. Sa voix s'est considérablement élargie dans le medium et son timbre est capiteux, riche, harmonieux.

Après le ballet de Macbeth (bof), elle continue par Don Carlos "Toi qui sus le néant". Moins maitrisé à cause des aigus un peu rétrécis et d'un léger manque de souffle,mais comme toujours des moments divins (parce qu'elle exprime si bien ce que son héroïne vit) et une direction Mariotti qui rappelle à quel point celle de Jordan fut lourde et manquant de nuances. Mariotti annonce le drame par son introduction avant d'accompagner la chanteuse dans ce superbe air du final.

Après le ballet de Aida (bien mieux !), elle termine par "Pace mio dio" (la Forza) et son "Malediccione" final est époustouflant (tout l'air aussi), asséné avec force, autorité, longuement tenu, qui donne des frissons (supplémentaires il commence à faire très froid). Elle a cette Leonora dans la voix. Elle devrait pourvoir assurer le rôle dans quelques temps.

Un air de Luisa Miller (qu'elle domine magnifiquement comme on le sait depuis sa pris de rôle au MET), et c'est fini.
Pour nous aussi, on déclare forfait et on se sauve dans une brasserie pour diner et se réchauffer....

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Photo BSO.
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Re: Sonya Yoncheva

Message par Lucas » 23 juil. 2018, 14:10

HELENE ADAM a écrit :
22 juil. 2018, 09:20
Puis arrive la diva. Dont le style et la voix (je me répète :wink: ) font de plus en plus souvent penser à la Callas.
Elle commence par "Tacea la notte placida", avec reprise, (Le Trovatore) et non par Don Carlos comme annoncé sur le programme papier distribué à l'entrée, et c'est absolument magnifique de maitrise, d'expressivité, de beau chant. Sa voix s'est considérablement élargie dans le medium et son timbre est capiteux, riche, harmonieux.
Je n'arrive pas très bien à comprendre cette comparaison avec Maria Callas pour plusieurs raisons :

1- Yoncheva n'a pas le quart de la moitié de la voix de Maria Callas et on la voit mal affronter Turandot.

2- Le timbre de Callas a toujours été un peu agressif dans l'aigu même en début de carrière. Cela faisait partie intrinsèque de sa voix quand, dans le cas de Yoncheva, cela résulte d'une altération progressive du timbre imputable à de prises de rôle inconsidérées car trop dramatiques pour elle. Pour s'en convaincre, il suffit de comparer le timbre cristallin de sa Comtesse des Noces de Figaro, il y a quelques années avec le métal agressif qu'elle nous sert aujourd'hui. C'est simple, en aveugle, ce n'est plus le même timbre et l'on entend celui ci se désagréger au fil de la représentation de Norma au ROH qui est disponible en DVD. Et que dire de sa prestation "plate comme une limande" au regard de la Norma explosive, car correspondant à ses moyens vocaux, de Maria Callas à Milan en 1955 face à Simionato!

3- Sonya Yoncheva ne doit sa longévité artistique qu'à un physique flatteur et à la dictature de l'image et nul doute que sans cela, elle aurait sombré depuis longtemps dans les oubliettes de l'art lyrique

4- Callas avait trois voix en une (grave-médium-aigu) sans homogénéité des registres et avec un bas du spectre digne d'un mezzo (cf sa sublime Lady Macbeth). C'était sa "marque de fabrique". Rien de semblable chez Yoncheva qui est devenue un pur produit du marketing avec un dernier récital verdi au disque qui est l'une des plus grandes horreurs des dernières années tant l'on se rend compte qu'elle n'en peut plus.

5- Callas se définissait elle même comme "une actrice qui chante" quand Yoncheva, initialement prometteuse si elle s'était cantonnée dans les emplois lyriques auxquels la destinait sa voix, est devenue une chanteuse en perdition en dépit des clameurs d'un fan club enamouré.

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