où se devine la présence (contre-ut de Faust)

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Geoffroy
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Message par Geoffroy » 25 janv. 2006, 15:57

PaoloAlbiani a écrit :Je suis comme toi: j'adore analyser des partitions (ce doit être ma formation de musicologue)
Ne nous en privons pas ! Personne n'est obligé de nous lire, et certains seront peut-être contents d'apprendre quelque chose !

Pour poursuivre l'analyse jusqu'au bout, de mon point de vue : Tarzan a raison, cette série de modulations est puissamment expressive. La montée chromatique si bémol - ut bémol - ut suggère la montée de l'émotion... et du désir chez Faust, et la modulation typiquement romantique à la tierce majeure qui ramène le premier thème (ut - la bémol) produit son effet traditionnel d'extase. C'est subjectif, bien sûr !

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PaoloAlbiani
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Message par PaoloAlbiani » 25 janv. 2006, 16:10

Geoffroy a écrit :Pour poursuivre l'analyse jusqu'au bout, de mon point de vue : Tarzan a raison, cette série de modulations est puissamment expressive. La montée chromatique si bémol - ut bémol - ut suggère la montée de l'émotion... et du désir chez Faust, et la modulation typiquement romantique à la tierce majeure qui ramène le premier thème (ut - la bémol) produit son effet traditionnel d'extase. C'est subjectif, bien sûr !
L'Ut majeur sur "tu fis avec amour" est superbement bien amené par l'enchainement si bémol majeur-ut bémol majeur-ut majeur. Si l'on suit le jeu des enharmonies ("enveloppant son âme"), il est plus logique de dire ut bémol majeur que si majeur. C'est l'accompagnement qui donne ces changements de tonalité par une habile succession de 7èmes et de marches harmoniques.

Nous sommes donc bien d'accord. C'est subjectif mais l'effet est tellement efficace et produit un superbe effet sur l'auditeur.

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Polyeucte
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Message par Polyeucte » 25 janv. 2006, 16:38

Si vous voulez, il y a un livre qui passe à l'étude les opéras de Gounod. Voici les références :
LES GRANDS OPÉRAS DE CHARLES GOUNOD par S. HUEBNER, Actes Sud, 1990.

C'est écrit par un musicologue et ce qui est bien c'est qu'il ne donne pas de jugement de valeur (à l'opposé de Landormy...)
Au début, on a une biographie sur Gounod centrée sur la composition de ses opéras, ensuite, on a une étude de chaque opéra et enfin un résumé de chaque opéra (je crois que c'est ça dans l'ordre).
Je l'ai trouvé dans la boutique de l'opéra Bastille, mais c'était le dernier, je ne sais pas si ils en ont commandés d'autres.

C'est très instructif, même si certains passages étaient un peu techniques et que j'ai dû passer outre.
http://erikcarnets.fr/
"Périsse mon œuvre, périsse mon Faust, mais que Polyeucte soit repris et vive " Charles GOUNOD

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maitreluther
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Message par maitreluther » 25 janv. 2006, 19:58

Geoffroy a écrit :
Dapertutto a écrit :
Tarzan a écrit :Elle est comique celle-là!!

Dis moi Maître Luther, est-ce que tu chantes? Parce que comme ça tu y arriveras jamais. Et où as-tu vu qu'il fallait réspirer entre "devine" et "présence"?
Il me semble que maitreluther a raison il faut respirer entre devine et la présence. Ecoutez bien le morceau (Kraus et Gedda sont de magnifique exemples) ou regardez la partoche mais il faut respirer à ce moment là. Ce contre ut est donc assez difficile à donner.
Il ne faut respirer à ce moment-là que si on ne peut vraiment pas faire autrement, car cela casse vilainement la ligne de chant et que la partition ne prévoit nul silence ou respiration à cet endroit-là. Les ténors qui peuvent se passer de cette respiration l'évitent, et heureusement !
J'ai cru comprendre que la personne qui posait la question avait des difficultés à donner cet ut. S'il y arrive facilement il n'a pas besoin de cette respiration que beaucoup de ténors utilisent en scène.

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Message par ciabrini » 27 janv. 2006, 19:43

ce qui est genant dans la fin de la cavatine ce n'est pas l'ut (en admettant que vous l'ayez) ce sont les deux derniers mots " et divine" car l'intervalle est grand et bien souvent la voix qui a fatiguée sur l'ut trébuche sur le "et".

c'est pour moi la grande difficulté de cet air merveilleux.
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Message par ciabrini » 27 janv. 2006, 21:54

je pense que vous l'avez chanté très souvent.
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Message par ciabrini » 28 janv. 2006, 09:03

pas un mot elle se tait adieu donc ....... a signé mon arret, mais je ne prendrai pas le deuil
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Message par Josquin » 28 janv. 2006, 11:51

ciabrini a écrit :pas un mot elle se tait adieu donc ....... a signé mon arret, mais je ne prendrai pas le deuil
une petite citation de werther pour la route!

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Message par malko » 29 janv. 2006, 17:39

Je ne comprends rien à vos analyses mais je suis sûr de les entendre.

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