Les Femmes générales ... Yang - Paris/Genève - 10/2015

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Efemere
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Les Femmes générales ... Yang - Paris/Genève - 10/2015

Message par Efemere » 20 oct. 2015, 01:16

Image © Théâtre de la Ville de Paris

J'ouvre un fil ici, plutôt que dans la rubrique Représentations, parce qu'il s'agit d'opéra de Pékin (ou opéra de Beijing, le nom officiel de la capitale chinoise), pour signaler le spectacle « Les FEMMES GÉNÉRALES de la FAMILLE YANG » donné par la Compagnie de Théâtre Jingju de Beijing au Théâtre de la Ville de Paris (21, 22, 23 et 24 octobre) et au Grand Théâtre de Genève (31 octobre).
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« C’est un moment d’histoire inscrit dans la tradition culturelle chinoise que la Compagnie de Théâtre Jingju de Beijing [créée en 1979], une des plus reconnues parmi celles d’Opéra de Pékin, a mis à son répertoire. Musiques, chants et paroles, danses, acrobaties s’entrecroisent et sont l’essence même de l’art d’Opéra de Pékin.
Au XIe siècle de notre ère, le territoire de la dynastie Song est envahi par des barbares venus de l’ouest. Chef de famille et général de l’armée, Yang Zongbao mène ses troupes au combat. Il est tué par une flèche, tandis que chez lui, sa grand-mère, centenaire, s’apprête à fêter son anniversaire. Alors, à la tête des femmes de la famille, elle va le venger, entraîner les troupes et poursuivre le combat. Jusqu’à la victoire [...]
» (Colette Godard – Théâtre de la Ville de Paris).

« Hors de Chine, rares sont les occasions de pouvoir être initié aux raffinements de l’opéra de Pékin. Ce genre théâtro-musical qui a vu le jour dans la capitale impériale autour de 1790 combine le chant, la musique, la danse, le théâtre et les arts martiaux. Alors que très peu d’importance est donnée aux décors, les efforts se concentrent principalement sur la dimension symbolique de la gestuelle des personnages et de la couleur des maquillages notamment. Accompagnés par quelques musiciens, des personnages caractéristiques donnent vie à des histoires tirées du passé ou du folklore chinois [...] » (Grand Théâtre de Genève).
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« Pièce martiale de forme traditionnelle, écrite en 1960 par Fan Junhong et Lü Ruiming et devenue un des classiques du répertoire de l’opéra de Pékin, Les Femmes générales de la famille Yang est inspirée par une saga située au XIe siècle, alors que la Chine est sous la menace de ses voisins [...]
Les personnages correspondent tous à des rôles types : « héroïne martiale », « femme âgée », « jeune-homme ». Les « bouffons » caractérisent les personnages subalternes ou moralement contestables. Les « visages peints » dont les couleurs sont appliquées à même le visage représentent les figures de l’excès ou de la partialité. Selon cette typologie, seuls les « personnages à barbe » sans maquillage incarnent le « juste milieu » confucéen. Le jaune impérial permet de reconnaître le souverain à ses habits. Les sentiments sont exprimés d’emblée et ne laissent pas place à aucune forme d’évolution psychologique. [...] En l’absence de décors, des tables superposées symbolisent des montagnes escarpées. Les bannières agitées par des comparses symbolisent les flammes. Les cravaches signalent la présence de montures invisibles et évoquent leur couleur. Les fanions au dos des générales indiquent leurs troupes [...]
» (Roger Darrobers, enseignant et chercheur, spécialiste du théâtre chinois – Mediapart, 19/10/2015).
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▪ « Les Généraux de la famille Yang constituent un ensemble de folklore, pièces et romans détaillant les exploits militaires de la famille Yang sur plusieurs générations durant les premières années de la dynastie des Song du Nord dans la Chine ancienne (...) » (Wikipedia en français – la page en anglais étant plus détaillée).

▪ Tiré de ces histoires, un film hongkongais : « Les 14 amazones » ou « The 14 amazons » (aux titres occidentaux racoleurs et n'ayant rien à voir avec le titre original en chinois, « 14 Héroïnes »), un des hits des Shaw Brothers au box-office lors de sa sortie (1972), ayant peut-être mal vieilli mais avec le kitsch des superproductions de l'époque.

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