Vos plus grandes soirées

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David-Opera
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Message par David-Opera » 05 mai 2004, 08:58

A Bastille :
Macbeth avec Guleghina et Nucci en 1999
Don Carlo avec Carlos Alvarez, Larin, Sigmundson, Zajic, Furlanetto et Gauci

A Toulouse : La tetralogie jouée entre 1999 et 2003. Souvenir mémorable de la Walkyrie avec James Morris en Wotan.

Au Chatelet : Arabella (Hampson, Mattila, Bonney)

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Xavier
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Message par Xavier » 05 mai 2004, 09:08

J'ai posé la question mais n'ai pas répondu. Il y en a beaucoup mais à chaque fois il s'agit de soirées où j'ai éprouvé un grand choc physique.

Dans l'ordre d'apparition :
Hérodiade à Nice en 1987, dans une splendide mise en scène de Lofti Mansouri. C'était mon troisième opéra sur scène, j'avais 14 ans et c'est celui de cette époque qui m'a véritablement marqué. Je me suis longtemps souvenu de l'impression que m'avais faite celle qui chantait Hérodiade. 10 ans après j'ai su qui était Grace Bumbry et j'ai compris.

Faust en 1997, ma deuxième naissance à l'opéra : la musique de Gounod, l'émotion de Christina Gallardo-Domas (une des plus touchantes scènes de la prison que j'aie entendu), le contre-ut filé de Sabbatini et surtout The Great Samy. Grâce à eux, ce jour-là, j'ai compris.

Nabucco en 1997 toujours, le même soir que Tuano :wink: , avec une mise en scène de Carsen très réussie, des voix immenses et une maria Guleghina telle qu'on ne l'a plus entendue depuis. D?ailleurs, c?était une Abigaile telle qu'on n'en a rarement entendu, avec une rage, un charisme, un port de tête, une puissance et des suraigus proprement hallucinants. Autour c'était quand même Leiferkus, Furlanetto et Violetta Urmana.

Manon, en 1998, avec Ruth Ann Swenson. L'année précédente, avec Fleming, ç'avait été un choc artistique, l'année suivante, avec Swenson et un Giordani plus musicien et styliste que jamais puis un Leech à la voix la plus belle du monde, on touchait au plaisir absolu. J'y suis allé trois fois. Si j'avais pu j'y serai allé à chaque fois.

Don Carlo à Bastille, une des plus grandes soirées verdiennes offertes par l'Opéra de Paris ces dernières années. Une mise en scène d'une simplicité et d'une lisibilité parfaite, un chef dans son élément et surtout un plateau excellent d'où émergeaient Ramey (encore), celui qui m'a fait aimer Philippe II et Dolora Zajick qui a failli me faire tomber de la galerie où j'étais tellement je me penchais en avant. Là aussi, j?y suis allé trois fois avec l?intime conviction, renforcée depuis, que c?étaient là parmi les plus grands qu?on pouvait entendre.

Andrea Chenier à Nice avec Fabio Armiliato et Daniella Dessi. On avait à peine le temps de respirer tant chaque morceau transportait toute la salle : un délire ! Dans Vincino a te, ils étaient l'un à côté de l'autre, les bras en croix, face au public, derrière les barreaux de la prison et à chaque phrase le coeur se soulevait.

Maria Stuarda à Stockholm avec Lena Nordin, une chanteuse inconnue hors de son pays et quelques villes d'Allemagne mais qui est sans doute un modèle de soprano comme on en produit plus (Norma, Traviata, Maria Stuarda, Les vêpres siciliennes, Tosca, Donna Anna, Odabella, Cio Cio San, Elisabeth de Valois...). Une émotion et une maîtrise du bel canto avec des suraigus parfaits : tous ceux que ne font que les plus grandes ; Sutherland, Sills ou Gruberova. A ses côtés un tout jeune chanteur avec une voix de velours : Joseph Calleja. Quand il a ouvert la bouche, les gens se sont regardé de surprise. Même la mise en scène, les ch?urs et la direction étaient splendides ! A la fin de chaque numéro, le public suédois d'habitude si réservé éclatait de plaisir.

Et puis en vrac : Turandot à Orange avec Cassolla, Galouzine et Barbara Hendricks (si si !) ; Rigoletto, toujours à Orange, avec Guelfi, Amsellem, Alvarez, Burchuladze et une splendide mise en scène de Fourny : individuellement rien d'extraordinaire et pourtant une ambiance survoltée ; toujours Rigoletto avec Leo Nucci à Nice avec les suraigus splendides d'Elisabeth Vidal et surtout à Paris avec la merveilleuse Ruth Ann Swenson ; toujours avec Ruth Ann, Les contes d'Hoffmann surtout l'acte d'Antonia avec Shicoff, Terfel et Alain Verhnes ; La fille du régiment à Nice avec Gruberova et un Kunde dopé ; La favorite à Barcelone avec un soir les contre ut splendides de José Sempere et le lendemain la Léonore de Dolora Zajick ; les Trouvères de Monte Carlo pour Nucci et un Alagna touché par la grâce et de Paris pour Dolora toujours et une Sondra Radvanovski rayonnante.

Euh... je vais peut-être m'arrêter là :oops:

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Message par tuano » 05 mai 2004, 09:17

Mais c'est quoi, ce déferlement de réponses ?

Xavier, tu avais dit les deux, trois ou quatre plus grande soirées ! Pas les cinquante !!

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Message par Nerone » 05 mai 2004, 09:53

Mes plus grandes soirées, très parisiennes et très récentes...

A l'ONP : Peter Grimes avec Heppner, le choc Britten ; Don Carlo, la dernière reprise, avec Pape et Zajick ; Les Contes d'Hoffmann avec Shicoff et Terfel ; Ariadne auf Naxos à Garnier ; Giulio Cesare (dernière reprise) avec Mijanovic dans la fosse ; des moments de la Femme sans Ombre de Wilson (lorsque l'Empereur changé en pierre est dévoilé à l'Impératrice dans une lumière verte) ; La Damnation de Faust par Robert Lepage et Ozawa ; Platée et Rusalka (surtout pour la mise en scène). Qui a dit que l'ère Gall ne resterait pas dans les mémoires sur le plan artistique ?

Au TCE : Agrippina par Jacobs et Orlando Furioso (version concert, mais bon...)

Au Châtelet : Rodelinda en noir et blanc, Les Troyens et Arabella.

Sinon, la Traviata de Mireille Delunsch, funambule, erratique, extatique, au Grand Théâtre de Tours.

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Message par philou » 05 mai 2004, 10:10

J'avais oublié deux soirées pourtant inoubliables : Le King Arthur de Vick au Châtelet (merci Jérôme de l'avoir mentionné, c'était proprement génial cette mise en scène), et puis Spicer et Mijanovic dans le Retour d'Ulisse à l'Opéra Comique il y a trois ans ! je n'en revenais pas de tant de beauté, leur duo final restera gravé à jamais dans ma mémoire :tears: :tears: :tears:

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Message par Real » 05 mai 2004, 10:14

Xavier a écrit :
Real a écrit :
A propos de tes Capulets en 67, c'était pas plutôt Aragall qu'Araiza. En tout cas, ça ne pouvait pas être le beau Francisco qui était encore en cullottes courtes à cette époque-là.

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:( Mais bien sûr que c'était Aragal! Mais qu'est ce que je suis distrait.
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Message par Xavier » 05 mai 2004, 11:12

tuano a écrit :Mais c'est quoi, ce déferlement de réponses ?

Xavier, tu avais dit les deux, trois ou quatre plus grande soirées ! Pas les cinquante !!
Pardon, je ne le ferai plus... :oops:

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Message par nina » 05 mai 2004, 11:14

Je vous envie tous d'avoir vu tous ces spectacles...je ne suis lyricomane que depuis 4 ans, mais en 4 ans je me souviens
bien sûr de Vérone des bougies et l'émotion d'entendre Elena Mosuc chanter Gilda au loin et de l'enendre si proche...avec mon petit de 4ans dormant sur mes genoux.
De la première fois que j'ai vu Ewa Podles live à Pesaro et du délire qu'elle sucitait avec Rockwell Blake.
Des Boréades ou j'ai tout aimé surtout Rameau, sauf Barbara Bonney.

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4 meilleurs souvenirs

Message par perrine » 05 mai 2004, 13:11

Quand on dit meilleur souvenir, c'est toujours rattaché à une idée de derriere les fagots. En l'occurence, pour moi, ca va être non pas par rapport à la représentation, mais par rapport au lieu. donc the winner is ...

1999 - la clemence de Titus à Glyndebourne
J'ai eu la chance d'y être un jour de beau temps. L'opéra commence à 17h, et on finit à 22h. A l'entracte, on étend le plaid sur l'herbe, on enleve les talons hauts, on fait péter la bouteille de champagne, on regarde ce que les voisins ont dans leur assiette (du homard dans des assiettes en plastique, ca le fait bien !), on regarde les moutons de l'autre coté du ravin, on regarde les anglais jouer au croquer pour digérer .. bref, bucolique !!

2003 - Salomé à Santiago du Chili
Voyage 1 mois en routarde fini en beauté à l'opéra de Santiago (j'étais super classe avec mon jean, et ma polaire parce que le pull en alpaca que je m'étais acheté expres pour ben je l'ai perdu au cours du voyage). Je pense pas le faire tous les jours, et en plus la représentation était superbe !

2003 - La somnambule à Vienne
Avec Stephania Bonfadelli et Le JDF .. miam ..

2002 - platée à Garnier
Mon premier opéra à Garnier, mon premier rameau, une distribution de reve, une mise en scène extra ...

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David
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Message par David » 05 mai 2004, 16:55

Pour un tout premier message sur le forum, l'évocation de mes meilleurs souvenirs d'opera constitue une bonne entrée en matière.
Alors je me lance (dans le désordre) :

- Rameau : Les Indes Galantes : la mise en scène de R. Platé pour Aix (vue dans une reprise à Lyon en 1998 ). Un tel souvenir que les débordements holywoodiens de Serban à Garnier m'ont paru un peu fades...

- Britten : le songe d'une nuit d'été , mise en scène de R. Carsen : déjà cité plu haut : un vrai bonheur! Carsen - que j'aime pourtant beaucoup - n'a jamais fait aussi bien! Avec un J. Bowman superlatif (à l'époque...).

- Verdi : Nabucco avec -encore- Carsen à la mise en scène : spectacle également déjà cité, mais ce fut mon premier spectacle à Bastille : un choc à tout point de vue!

- Offenbach : La belle Hélène au Chatelet avec F. Lott : parce que sortir d'un théatre avec un large sourire d'une oreille à l'autre : ça n'a pas de prix!

Je rajouterais bien en bonus : la bohème avec les Alagna / Parsifal avec Domingo/ Dialogue des Carmelites à Garnier et le récent Ravel+Puccini à Garnier, etc... mais il ne fallait citer que quelques spectacles.

David

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