De l'apparence dans le monde de l'opéra

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Bernard C
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Re: De l'apparence dans le monde de l'opéra

Message par Bernard C » 02 oct. 2017, 12:57

Image
Voigt-Licitra au pays de Wells Fargo (SFO)
:wink:
(pour le souvenir)

B.
"L'amour infini, sans autre aliment qu'un objet à peine entrevu dont mon âme était remplie , je le trouvais exprimé par ce long ruban d'eau qui ruisselle au soleil entre deux rives vertes, par ces lignes de peupliers qui parent de leurs dentelles mobiles ce val d'amour..."

elisav
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Re: De l'apparence dans le monde de l'opéra

Message par elisav » 02 oct. 2017, 13:17

dge a écrit :
02 oct. 2017, 10:01
Personne n'a semble t-il évoqué "l'affaire" Tara Erraught:

https://www.diapasonmag.fr/actualite/a- ... oids-19110
En voici un autre bon exemple, montrant que les choses ne sont pas aussi claires et simples que d'aucuns aimeraient nous faire croire. :wink:

Si on suit le raisonnement selon lequel de nos jours un physique désavantageux, même accompagné de qualités artistiques exceptionnelles (chant, jeu, incarnation), handicape toujours la carrière des artistes, alors on peut s'attendre qu'une artiste vilipendée pour son physique -telle que Tara Erraught- ait du mal à faire carrière sur les grandes scènes, non?

Et bien, non! AMHA, les relations de l'artiste -dans un monde lyrique dominé par les agences de talent anglo-saxonnes- priment sur tout le reste (physique ET talent inclus).

Prenons Tara Erraught. Malgré la fameuse "affaire", elle a été distribuée -entre autres- dans le rôle de Nicklausse/Muse dans la reprise des Contes qui se déroule au Met ces jours-ci.

Selon une critique récente, dans la version actuelle des Contes du Met, le rôle de Nicklausse, doublé par celui de la Muse de la Poésie, acquiert une grande importance et demande des qualités scéniques et vocales de haut niveau. Or, selon la même critique, la prestation de Tara Erraught est médiocre, sur le plan scénique ET sur le plan vocal:

"[Nicklausse] also doubles as The Muse of Poetry, a mysterious female personification of Hoffmann’s nascent artistic tendencies. Sher pushes this doubling even further by placing the Nicklausse/Muse figure on stage throughout.

"Its musical and dramatic prominence calls out for a charismatic performer who can pull off his iffy conceit. Unfortunately the Met did not have one in Tara Erraught, making her company debut."

"For Sher, Nicklausse readily manipulates the hero’s romantic entanglements (in league with the “villains”) so that he can then take up his pen and become E.T.A. Hoffmann. Erraught evinced no particular stage savvy and adequately performed her demanding music with a bright shallow voice that sounded more like a light soprano than the dark, rich mezzo the role(s) demand."

http://parterre.com/2017/09/27/drunk-hi ... more-52170

Pourquoi avoir distribué Erraught dans le rôle?
Et pourquoi d'Oustrac, qui a le physique ET la voix ET la prestance scénique du rôle ne passe pas les frontières? 8O

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Bernard C
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Re: De l'apparence dans le monde de l'opéra

Message par Bernard C » 02 oct. 2017, 13:33

Oui enfin il y a d'autres critiques élogieuses sur le plan vocal....
Je verrai samedi. :wink:

Mais il est faux de dire qu'aujourd'hui l'obésité n'a pas d'impact sur la carrière des artistes aux USA.

Quelques engagements ne signifient pas une carrière.
La formation style "Juilliard" est dominante.
Ils doivent tout savoir faire, chanter, jouer la comédie, danser, être de plus en plus capables d'arts du spectacle divers.

Le MET est à part, c'est un théâtre plus international qu'américain.

Bernard
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Re: De l'apparence dans le monde de l'opéra

Message par romance » 02 oct. 2017, 16:09

Deanna Durbin, une carrière où le physique n'a pas été accessoire...

Qui la connaît ?

Wiki Photos. C’était ds les années 20. Il y a bientôt un siècle...

https://fr.wikipedia.org/wiki/Deanna_Durbin

https://www.youtube.com/watch?v=s-QLObG ... e=youtu.be

https://www.youtube.com/watch?v=phiZLzaOQaw

(J'ouvre un fil sur elle, pour éviter les HS, si toutefois... :-) )

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Re: De l'apparence dans le monde de l'opéra

Message par lionrougeetblanc » 02 oct. 2017, 20:45

Bernard C a écrit :
02 oct. 2017, 11:56
Quand Debbie a chanté Brünnhilde au MET elle avait déjà perdu ses 45 kg et elle avait chanté la Fanciulla sur un cheval à San Francisco l'année précédente.
Ce qui lui aurait été impossible au milieu des années 2 000.

Bernard
Oui, elle raconte elle - même qu'elle était montée jusqu'à 136 kg (distribuée alors dans Tosca). Elle a eu recours à la pose d'un anneau gastrique et a perdu un tiers de son poids. Elle a ensuite connu des problèmes d'alcoolisme..
Certaines scènes du DVD consacré à la mise en scène du Ring de Lepage montrent bien le gros manque de confiance en elle de Deborah Voigt et sa difficulté à assumer ce qu'elle est, tout en étant très franche sur ses galères.
Pour élargir le propos, j'ajouterai à tout ce qui a déjà été dit qu'il me semble quand même que les jugements désagréables sur le physique des artistes touchent nettement plus souvent les femmes que les hommes.
Comme dans la vraie vie (je rejoins Jérôme dans ses commentaires)... hélas.

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