Les (très) anciennes saisons de l'opéra de Paris 1850-1900

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Re: Les (très) anciennes saisons de l'opéra de Paris 1850-1900

Message par houppelande » 06 mars 2017, 20:34

La Parisienne est une cantate patriotique sur un texte écrit à la hâte par Casimir Delavigne en 24 h au moment de la Révolution de 1830, et une musique attribuée ou en tout cas orchestrée par Auber. Elle sera chantée par Adolphe Nourrit de nombreuses fois à l'Opéra et ailleurs au point qu'il faillit en perdre les cordes vocales.Voici les programmes parisiens du 25 août 1830 où l'on voit que la Parisienne a été donnée ce jour à l'Opéra et au Cirque-Olympique.
Image
https://books.google.fr/books?id=vZ09AA ... &q&f=false
https://books.google.fr/books?id=g-FBAA ... &q&f=false

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Re: Les (très) anciennes saisons de l'opéra de Paris 1850-1900

Message par MariaStuarda » 06 mars 2017, 20:42

Merci beaucoup, je rentrera ça plus tard.

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Re: Les (très) anciennes saisons de l'opéra de Paris 1850-1900

Message par JdeB » 07 mars 2017, 10:18

Mais puisque tout est dans Chronopera pour cette période (sauf les distrib') et que les cahiers de régie de l'Opéra sont numérisés sur Gallica, je ne comprends pas trop ce que vous tentez de faire ?
C'est souvent une cata l'histoire sans les historiens, vous savez...

Il y a de nombreuses revues musicales numérisées aussi.

Sur cette période, les opéras majeurs voient le jour le plus souvent à l'OC et ce serait me semble -t-il un chantier plus intéressant car beaucoup moins exploré.

Enfin, loin de moi l'idée de vouloir casser ce bel élan (un peu) collectif...
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Re: Les (très) anciennes saisons de l'opéra de Paris 1850-1900

Message par MariaStuarda » 07 mars 2017, 11:01

Je ne tente de rien faire LOL

Je suis parti d'un pré supposé que les français d'alors qui sortaient à l'opéra devaient s’intéresser à la saison de leur maison (peut-être autant que nous mais pas avec les outils dont nous disposons aujourd'hui) sachant qu'ils étaient au cœur de la création de compositeurs majeurs.

Je regarde juste une période qui m’intéresse (la période 1850-1900) et la façon dont les saisons se sont transformées dans celle-ci.
Et bien sûr, je me garderai bien de faire de l"Histoire" avec un grand H; je n'ai mis (avec l'aide de Hélène et de Micaela) que des données factuelles.

Oui bien sûr, il y a une multitude de données existantes (dont je me suis servi) mais c'est illisible en l'état.
Si tu regardes de manière factuelle la saison 1900 et la saison 1850 (et même celle de 1830 avant l'arrivée de Meyerbeer), tu vois de fortes différences. Et tu sembles (sans conclusion hâtive) voir se dessiner un Opéra de Paris qui ressemble progressivement à celui que nous connaissons aujourd'hui.

Et il y a aussi le plaisir de lister tout un tas d’œuvres totalement disparues (courtes ou longues). Et de supposer que ces œuvres faisaient surement le bonheur de leurs contemporains. Le titre est parfois un poème en soi.

C'est également, pour un fou de belcanto, comme moi intéressant de constater que même dans la période Donizettienne et Bellinienne et celle qui suit, ces compositeurs sont assez méprisés dans la grande boutique. Constater en 2017 que la trilogie des Reines n'a jamais été donné à l'Opéra de Paris est assez consternant. Quand on me demande pourquoi je voyage pour l'opéra, on y trouve une partie de la réponse tant ce répertoire est malmené à Paris et qu'on peut le constater même en replongeant dans l'histoire. Par contre, je ne sais pas s'il existait un "TCE" de l'époque qui donnait quand même ces œuvres. Il faudrait regarder œuvre par œuvre.

il y a aussi le fait que des créations d'opéras français majeurs (ceux qui nous font courir aujourd'hui) du 19e siècle ne se font pas à l'Opéra de Paris mais, par exemple, à l'opéra comique (cela rejoint ce que disait David (bon au moins lui il a eu droit un petit saut sur son travail heureux homme :wink: ). Et supposant que le public était mobile entre les salles, on peut supposer qu'ils faisaient comme nous et allaient piocher entre les salles. Sans compter que d'autres compositeurs, comme Offenbach par exemple, tiennent le haut du pavé mais n'apparaissent pas dans la saion de l'OP.

Il y aussi le fait qu'un compositeur comme Meyerbeer qui fut le pilier des saisons pendant des décennies est loin d’être reconnu comme tel en 2017 à Paris et qu'il faut voyager pour écouter ses œuvres dont tout le monde reconnu les grandes qualités.

Bref, si ça n’intéresse que moi, tant pis mais moi le peu de travail que j'ai fait m'a passionné re LOL
Je peux le retirer sans problème si ça fait injure aux puristes :wink:

Par ailleurs, j'ai demandé en en-tête de ce fil si l'analyse de ses saisons étaient faites dans un ou des ouvrage(s) de référence me permettant d'en savoir plus. Personne ne m'a répondu, j'en ai déduit que ça n'existait pas. Et comme ça m’intéressait, je n'ai fait que du travail de compilation (mes analyses sont bien sûr très faibles et partielles, aucune prétention de ce côté là).

PS : c'est rigolo de se pinailler sur le contre mi-bémol de trucmuche et parfois c'est rigolo aussi de se replonger dans l’histoire; ça rafraichit même ...
PS2 : il y a des gens de grande qualité sur ODB qui ont de vraies connaissances musicologiques et qui pourrait participer ou donner leur avis mais visiblement ça ne les intéresse pas. Tant pis ...
PS3 : D'autres sujets méritaient d'être affleurés, comme ce qu'a posé Elisav avec les "stars" de l'époque mais évidemment il s'est défilé rapidement, comme d'hab ...

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Re: Les (très) anciennes saisons de l'opéra de Paris 1850-1900

Message par MariaStuarda » 07 mars 2017, 11:02

JdeB a écrit :
07 mars 2017, 10:18
Sur cette période, les opéras majeurs voient le jour le plus souvent à l'OC et ce serait me semble -t-il un chantier plus intéressant car beaucoup moins exploré.
Je ne demande pas mieux mais existe il des données ?

A mon avis, il faudrait aussi regarder du côté des salles comme le théâtre des variétés ...

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Re: Les (très) anciennes saisons de l'opéra de Paris 1850-1900

Message par HELENE ADAM » 07 mars 2017, 11:07

Ce sont les oeuvres courtes et presque oubliées aux titres fleuris qui m'ont fait réagir en lisant le début du fil proposé par MariaStuarda. Le "Fanal" c'était une partition qui était chez moi parmi plein d'autres de ce type quand j'étais petite et rien que de relire son titre (et de voir son interrogation quant à l'auteur de l'oeuvre), j'ai presque re-senti l'odeur de ces vieilles partitions avec leurs titres et leurs couvertures pas possible...
Incroyable le nombre de ces oeuvres (et leur place dans les saisons du 19ème siècle), les styles différents presque oubliés (le ballet-pantomime ou l'opéra en un acte), et leurs histoires diverses et leurs compositeurs plus ou moins oubliés.

Un exemple parmi d'autres....

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Regarde spectateur, remontée à bloc, de telle sorte que le ressort se déroule avec lenteur tout le long d’une vie humaine, une des plus parfaites machines construites par les dieux infernaux pour l’anéantissement mathématique d’un mortel.

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Re: Les (très) anciennes saisons de l'opéra de Paris 1850-1900

Message par PlacidoCarrerotti » 07 mars 2017, 11:12

JdeB a écrit :
07 mars 2017, 10:18
Mais puisque tout est dans Chronopera pour cette période (sauf les distrib') et que les cahiers de régie de l'Opéra sont numérisés sur Gallica, je ne comprends pas trop ce que vous tentez de faire ?
C'est souvent une cata l'histoire sans les historiens, vous savez...

Il y a de nombreuses revues musicales numérisées aussi.

Sur cette période, les opéras majeurs voient le jour le plus souvent à l'OC et ce serait me semble -t-il un chantier plus intéressant car beaucoup moins exploré.

Enfin, loin de moi l'idée de vouloir casser ce bel élan (un peu) collectif...
C'est assez limité Chronopera, quand on compare aux archives du Met, avec toutes les distributions.

MéMopéra est mal fichu (si on veut connaître la distribution vocale et le chef à une date donnée, il faut croiser deux recherches), imprécis (les deux chanteurs en alternance indiqués pour une même soirée), pas de chanteurs indiqués pour des rôles secondaires, des remplacements non indiqués ...

Une fois de plus, la supériorité du secteur privé est démontré :mrgreen:
“Plus on ira, moins il y aura de centenaires qui auront connu Napoléon 1er.” Alphonse Allais.

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Re: Les (très) anciennes saisons de l'opéra de Paris 1850-1900

Message par MariaStuarda » 07 mars 2017, 11:21

MariaStuarda a écrit :
07 mars 2017, 11:01
C'est également, pour un fou de belcanto, comme moi intéressant de constater que même dans la période Donizettienne et Bellinienne et celle qui suit, ces compositeurs sont assez méprisés dans la grande boutique. Constater en 2017 que la trilogie des Reines n'a jamais été donné à l'Opéra de Paris est assez consternant. Quand on me demande pourquoi je voyage pour l'opéra, on y trouve une partie de la réponse tant ce répertoire est malmené à Paris et qu'on peut le constater même en replongeant dans l'histoire. Par contre, je ne sais pas s'il existait un "TCE" de l'époque qui donnait quand même ces œuvres. Il faudrait regarder œuvre par œuvre.
Je modère nettement mon propos en regardant le Kaminski :

Norma est donné la première fois à Paris au Théâtre-Italien le 8 décembre 1835 (avec Grisi, Rubini et Lablache) Grisi y revient jusqu'en 1858.

Anna Bolena vient à Paris en septembre 1831 (création le 26 décembre 1830 à la Scala). Je ne sais pas dans quel théâtre mais surement aussi au TI.
Mieux encore, Bellini compose "I Puritani" à Puteaux pour répondre à une commande du Théâtre-Italien. L’œuvre y est créée en décembre 1834 avec Grisi, Rubini, Tamburini et Lablache (qui pour le coup sont les "stars" de l'époque).

Marino Faliero est également créé aux Italiens en 1835. Et "les martyrs", adaptation de Poliuto à l'Opéra de Paris en 1840 (si un jour, on fait un cycle grand opéra français, en voilà un qu'il serait bon de rejouer !). C'est l'époque ou Donizetti supervise adaptation française de Lucia pour le Théâtre de la Renaissance.

La Fille du régiment est créée à l'opéra comique en 1840, Don Pasquale au Théâtre-Italien, en 1843, Rita ou le mari battu en 1860 à l'Opéra comique.

La Favorite et Don Sebastien sont créés respectivement les 2 décembre 1840 et 13 novembre 1843 à l'Opéra de Paris.

Lucia di Lammermoor, créé à Naples le 26 septembre 1835 est repris au Théâtre-Italien en 1837 avec Persiani, Rubini et Tamburini. En aout 1839, le Théâtre de la Renaissance produit une version française écrite par Alphonse Royer et Gustave Vaëz (futurs librettistes de La Favorite et de Jérusalem) qui rentrera au répertoire de l'Opéra de Paris en 1846 (avec Maria Nau et Duprez).

Lorsque Lucrezia Borgia sera donné à Paris en 1840, Victor Hugo intentera un procès au traducteur du livret et à son éditeur pour plagiat. L’œuvre sera en conséquence donné sous des titres divers.

Les parisiens ont donc pu avoir ces œuvres principalement aux Italiens en version italienne et à l'Opéra de Paris et à l'opéra comique pour les opéras en français.

Se pose d'ailleurs la question de la langue, je l'ai souligné avec la Favorite et Lucie de Lammermoor. L'Opéra de Paris ne donnait il que des opéras chantés dans la langue de Molière ? et donc, les œuvres en italiens étaient elles donnés dans d’autres théâtres dont le TI ? IL semblerait que cela soit le cas, illustré par l'histoire de Lucia.

Petit extrait wikipedia sur le Théâtre-Italien

"Le 28 décembre 1814, profitant du changement de régime, la cantatrice Angelica Catalani obtient de Louis XVIII d'un nouveau privilège lui permettant d'exploiter le répertoire italien. Rebaptisée Théâtre royal italien, la troupe occupe la salle Favart en 1815 puis, en 1819, à nouveau le Louvois (qu'elle partage en 1820-1821 avec l'Opéra). Sa direction est assurée au cours des années par Spontini, Paër et Rossini (en 1824).

En 1825, les Italiens regagnent la salle Favart, rachetée pour eux par Charles X, sous l'appellation désormais populaire de Théâtre-Italien. Laurent, puis Robert et Severini obtiennent successivement le privilège mais l'incendie de la salle le 13 janvier 1838 les chasse à nouveau. Ils passent alors de la salle Ventadour à l'Odéon, où débute la mezzo Pauline Viardot (sœur de la Malibran), puis au théâtre de la Renaissance, pour revenir le 2 octobre 1841 salle Ventadour et ne plus la quitter.

Le 6 décembre 1856, la soprano italienne Marietta Piccolomini chante pour la première représentation de l'opéra de Giuseppe Verdi La Traviata au Théâtre-Italien. L'impératrice Eugénie, n'ayant pu assister à ce spectacle salué par les critiques et le public, ordonna à son directeur de l'époque, Calzado, de donner une représentation supplémentaire pour elle et son époux, Napoléon III[réf. nécessaire].

Mais le décret de 1864 rétablissant la liberté des théâtres relance une concurrence que les Italiens ne parviennent pas à endiguer. Après plus de 35 ans de services, le Théâtre-Italien disparait définitivement à la fermeture de la salle en 1878
"

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Re: Les (très) anciennes saisons de l'opéra de Paris 1850-1900

Message par elisav » 07 mars 2017, 11:25

MariaStuarda a écrit :
07 mars 2017, 11:02
JdeB a écrit :
07 mars 2017, 10:18
Sur cette période, les opéras majeurs voient le jour le plus souvent à l'OC et ce serait me semble -t-il un chantier plus intéressant car beaucoup moins exploré.
Je ne demande pas mieux mais existe il des données ?
Aucune idée où l'on peut en général trouver des données… :D

Il y a eu ces dernières années (avant les travaux) quelques cycles de conférences absolument passionnantes à l'Opéra Comique, conférences qui touchaient à l'histoire de l'OC, avec beaucoup d'illustrations musicales, affiches, photos, petites histoires sur les distributions, etc. Je ne sais pas s'ils en ont fait des enregistrements.

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Re: Les (très) anciennes saisons de l'opéra de Paris 1850-1900

Message par paco » 07 mars 2017, 11:36

@MariaStuarda :

juste une petite erreur d'approche : tu parles de "saison", mais en réalité cette notion en France est très récente, elle date de l'après-guerre, et encore...
Le terme de "saison" vient de la "stagione" qui caractérisait de tout temps l'opéra en Italie. Plusieurs titres sur une période de quelques mois. En dehors de l'Italie, la "saison" correspondait à des sortes de mini-festivals : par exemple, jusqu'aux années 1950 Covent Garden n'a jamais eu de véritable "saison" au sens où on l'entend aujourd'hui, il y avait juste une "Season" qui était en réalité un festival d'un producteur privé, constitué de 5 ou 6 opéras sur une période très réduite, en général 2 mois vers la fin du printemps.

Au XIXe siècle et jusqu'à la 2nde guerre mondiale, à l'Opéra on pratique un théâtre de répertoire, la notion de saison au sens où on l'entend aujourd'hui n'existe pas. On programme quasiment au mois le mois, en dehors des créations qui bien entendu étaient commandées très en avance, mais dont la date de la Première, la plupart du temps, était encore très vague jusqu'à ce que les premières répétitions aient lieu et donnent une idée du temps qu'il faudra pour être prêt. Il n'est pas rare, dans les livres de Régie, de lire des notes du genre "tel opéra : finalement on devrait programmer la Première courant mai, on devrait être prêt", puis, en avril, on lit "finalement on le reprogramme en juillet à la demande du compositeur" etc.C'était l'improvisation permanente, en fonction des ressources disponibles (la troupe, dont des éléments partaient en tournée régulièrement, avec un "préavis" souvent très court, obligeant à déprogrammer une oeuvre et à la remplacer par une autre avec les chanteurs présents), des pressions des abonnés (le ras-le bol des abonnés du lundi qui, par coïncidence, se tapaient le même opéra chaque semaine et réclamaient que l'on change, et hop d'un seul coup on remplace au dernier moment un Prophète par des Huguenots pour faire plaisir, etc.).

Ceci était encore vrai au début du XXe siècle, ainsi on voit dans les notes de Régie du mandat Messager plusieurs créations retardées au dernier moment car on n'est pas prêts.
Dans les notes de l'ouvrage "les Cancans de l'Opéra, période 1836-1848), on voit très fréquemment un opéra remplacer un autre au dernier moment, en fonction des chanteurs disponibles.

Ne te trompe donc pas : il n'y avait pas, contrairement à notre époque, le côté "programme de la saison" avec ses titres, distributions et dates figés un an à l'avance, que l'abonné attendrait avec impatience comme le discours du Messie Lissner ou Mortier, ce n'était pas du tout le cas : on savait à peu près ce que l'on aurait le mois suivant - mais il y avait des changements fréquents de dernière minute- et le "buzz" de l'époque permettait de savoir que Verdi ou Auber ou Halévy ou ... préparaient une nouvelle partition pour l'an prochain. Mais c'était tout. Par principe on louait une loge à l'année et on verrait bien ce que l'on aurait ce soir-là...

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