Saison Opéra d’Amsterdam 18/19

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paco
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Re: Saison Opéra d’Amsterdam 18/19

Message par paco » 03 mai 2018, 18:02

Récemment, lors d'un spectacle de Benjamin Millepied au TCE, celui-ci est venu saluer avec sa casquette, ce qui faisait assez ridicule (comme s'il allait attraper une insolation au TCE...): jusqu'à ce que la rumeur se propage dans le public : et si c'était pour cacher une calvitie naissante ?... :lol:

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Re: Saison Opéra d’Amsterdam 18/19

Message par Ange_de_feu » 06 mai 2018, 02:49

paco a écrit :
03 mai 2018, 11:24
MariaStuarda a écrit :
03 mai 2018, 10:00
(Et je ne sais pas si le "regisseur" affiché sur la page fait du "regie" mais il est beau mec)
:lol: Je soupçonne d'ailleurs que ce soit la raison principale pour laquelle il fait partie des metteurs en scène "à la mode" en ce moment... Mais bon, ce sera mon premier Kratzer, si ça se trouve je vais adorer !
Je le connais comme un metteur en scène avec une excellente direction d'acteurs et des idées intelligentes (souvent avec beaucoup d'humour) dans l'interprétation. Ce qui me plaît moins, ce sont des coupures qu'il se permet.

jacques3654
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Re: Saison Opéra d’Amsterdam 18/19

Message par jacques3654 » 06 mai 2018, 07:41

J'ai vu trois de ses productions à Karlsruhe (Meistersinger, Le prophète et Götterdämmerung) que j'ai trouvé plutôt (voire très) pertinentes.
Il est prévu à Bayreuth l'année prochaine pour Tannhäuser, non ?

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Re: Saison Opéra d’Amsterdam 18/19

Message par PlacidoCarrerotti » 06 mai 2018, 08:21

jacques3654 a écrit :
06 mai 2018, 07:41
J'ai vu trois de ses productions à Karlsruhe (Meistersinger, Le prophète et Götterdämmerung) que j'ai trouvé plutôt (voire très) pertinentes.
Il est prévu à Bayreuth l'année prochaine pour Tannhäuser, non ?
J'avais beaucoup aimé le Prophète. Moins le Vasco SF de Frankfort. A suivre en effet, notamment à Bayreuth.
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Re: Saison Opéra d’Amsterdam 18/19

Message par paco » 06 mai 2018, 09:50

Ange_de_feu a écrit :
06 mai 2018, 02:49
Ce qui me plaît moins, ce sont des coupures qu'il se permet.
Eh bien vu le fatras des versions existantes pour les Contes d'Hoffmann, il va s'en donner à coeur joie !

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Re: Saison Opéra d’Amsterdam 18/19

Message par enrico75 » 07 sept. 2018, 23:49

Reprise à Amsterdam de la flûte enchantée de Simon McBurney redonnée à Aix cet été.
Fabuleux spectacle bien supérieur à celui de Salzbourg malgré les moyens techniques moindres et surtout à un tarif trois fois inférieur!
C'est intelligent, drôle ,émouvant jamais vulgaire.On ne s'ennuie pas une seconde. La plus belle production de la flûte que j'ai vu ces dernières années .
En plus une distribution remarquable :
Stanislas de Barbeyrac magnifique Tamino
Mari Eriksmoen émouvante Tamina
Thomas Oliesmans papageno épatant
Nina Minasyan a la voix de la reine de la nuit mais rate un peu ses vocalises.
Dimitri Ivaschenko impressionnant Sarastro avec les graves qu'il faut.
Enfin l'orchestre de chambre néerlandais acteur(au sens propre ) de cette production dirigé avec fougue par Antonello Manacorda.
Un triomphe avec standing ovation :D

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Re: Saison Opéra d’Amsterdam 18/19

Message par enrico75 » 09 sept. 2018, 10:05

Tout (ou beaucoup) aura sans doute été dit lors de la création in loco de la Flûte Enchantée dans la production de Simon Mc Burney en 2014, ce qui explique le silence d'OdBiens sur cette reprise. Elle mérite néanmoins que l'on lui tresse des louanges, et suis sorti ébloui, heureux, souriant et les yeux humides de la représentation de hier au Grand Théâtre de Provence. Je n'avais pas assisté à la série de l'époque, et ce que j'ai vu hier soir place d'emblée cette Flûte dans mon Top 5 des grandes productions de l'opéra de Mozart.
Loin d' austères mises en scène basant tout sur la signification maçonnique qui font chauffer les neurones d'intellectuels blasés , ou de celles ne montrant que le côté "conte de fées" propre à émerveiller l'enfance, Mc Burney allie dans son travail ces deux pôles de façon parfaite, lisible, et qui plus est on ne peut plus poétique (les feuilles de papier-oiseaux sur scène et dans la fosse sont une trouvaille géniale et qui fait écarquiller les yeux et sourire de bonheur). Le plateau nu, les vidéos, le bruitage, la plateforme mobile qui se transforme en élément de décor au fur et à mesure des scènes, tout concourt à ce que le spectateur projette sur le plateau ses propres émotions et envies, et fait le côté inoubliable de ce spectacle. Il se hisse dans mon panthéon personnel à côté de la splendeur de Ponnelle au Manège des Rochers en 83 et 84, sans doute dans mon souvenir la plus parfaite, la plus spectaculaire et la plus belle esthétiquement jamais vue (mais peut être la mémoire enjolive-t-elle?) mais il faut dire que les distributions où alternaient Tappy et Schreier, Cotrubas et Donath, Gruberova et Donat, Boesch, Talvela et Moll...hissaient d'emblée la représentation au firmament de ce que l'on pouvait entendre à l'époque. Il y a eu ensuite les illustrations "livre d'images"' d'Otto Schenk si charmantes et faisant frissonner les souvenirs d'enfants au ROH et à Munich dans lesquelles on retrouvait Brendel, Moser, Burrows, Moll, et surtout surtout la formidable et sans doute insurpassée Lucia Popp. Je n'oublierai pas non plus l'intelligence provocatrice de Carsen dans sa première Flûte à Aix dans les années 90 si je me rappelle bien qui m'avait tellement décillé. Tout cela pour dire que le travail vu hier soir fait de rien et de tout (le vide du plateau cache un travail technique stupéfiant, et un travail d'acteur remarquable) m'a bouleversé, charmé, bref rendu heureux.
A cela s'ajoute l'excellente direction orchestrale de Raphael Pichon à la tête de son ensemble Pygmalion qui le suit dans chacune de ses intentions narratives et qui fait resurgir des détails de la partition que je n'avais pas en tête jusque hier soir. Quelles belles couleurs orchestrales! Quelle vie dans la fosse et sur scène! On aurait peut être aimé un peu plus de puissance dans les chœurs dans les grandes scènes de masse mais le côté "humain, forcément humain" s'accomode parfaitement de cela.
On aura parlé de technique, et la vidéo, le bruitage, la sonorisation font partie intégrante du spectacle. Bizarre toutefois que le chant soit sonorisé aussi...Effet voulu peut être pour que la voix se projette bien dans la salle puisque le plateau est nu et ne peut réfléchir correctement le son? Toujours est il qu'il permet d'entendre parfaitement le magnifique Tamino de Stanislas de Barbeyrac dont le style, le timbre, l'art du chant consommé dans ce rôle (aigus splendides, diminuendos, messa di voce, ligne de chant) sont époustouflants et font s'incliner bien bas. Le rejoint la lumineuse Pamina de Mari Eriksmoen qui réussit ensembles et un "Ach ich fühl's" où l'âme palpite et dont le saut d'octave sol-sol périlleux chanté piano fait fondre. Excellentissime Reine de la Nuit de Kathryn Lewis , plus sorcière ici que marâtre, dont le contre fa frappé et tenu, les vocalises et les triolets sont parfaitements mis en place avec ce qu'il faut de colère noire (un cran toutefois en dessous de ce que faisait Edda Moser au disque), et qui s'attire de grandes ovations justement méritées. Le Papageno de Thomas Oliemans, bonhomme, les pieds sur terre et la tête au milieu des oiseaux ne mérite que des compliments, la Papagena de Lilian Farahani est charmante, le Sprecher de Christian Immler parfait comme tout ce que fait ce chanteur. Si le Sarastro de Dimitry Ivashchenko manque de la profondeur de graves que lui donnaient généreusement les sus nommés Moll ou Talvela (ouf! ça c'était quelque chose!), il infuse à son personnage la noblesse (de ligne, d'attitude) et la grandeur qui lui sont propres. Ajoutez à cela d'excellentes Dames piquantes de Mmes Van Wanroij, Van Sandwijk, et Rasker, et les trois enfants membres du Knabenchor der Choralakademie de Dortmund, et vous aurez tous les ingrédients qui ont fait hier soir une grande, très grande, majeure Flûte Enchantée. De tout cœur merci à Bernard Foccroule d'avoir reproposé cette splendeur pour les 70 ans du festival d'Aix en Provence. Et merci du travail accompli à la tête de cette institution

tout a fait en accord avec cette analyse de Dongio
la distribution était similaire sauf pour la reine de la nuit,l'orchestre et le chef qui ont été pour moi tout à fait à la hauteur

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Re: Saison Opéra d’Amsterdam 18/19

Message par Efemere » 21 oct. 2018, 02:52

Concernant la nouvelle production de Pelléas et Mélisande (5 juin–27 juin) pour laquelle manquait la distribution, ont enfin été annoncés les noms des quatre chanteurs principaux :
• Paul Appleby (Pelléas)
• Brian Mulligan (Golaud)
• Peter Rose (Arkel)
• Elena Tsallagova (Mélisande).

Mais toujours pas de remplaçant de Daniele Gatti.
Dans l'article “In Rome is Daniele Gatti gewoon welkom” (NRC Handelsblad, 18 sept. 2018) était évoquée la possibilité d'avoir le Néerlandais Ed Spanjaard, le journal indiquant par ailleurs que le DNO ne pouvait engager un autre chef tant que le contrat initial avec Gatti n'était pas rompu.

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Re: Saison Opéra d’Amsterdam 18/19

Message par Efemere » 23 oct. 2018, 08:01

Perso., j'ai beaucoup aimé la nouvelle production de Jenůfa (6 oct.–25 oct.), mise en scène par Katie Mitchell.
Orchestre / T. Netopil et distribution au top.
Annette Dasch (Jenůfa), Evelyn Herlitzius (Kostelnička), Pavel Cernoch (Laca), Norman Reinhardt (Števa).
Et Hanna Schwarz (Stařenka), la voix la plus puissante sur le plateau, à 75 ans.

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Re: Saison Opéra d’Amsterdam 18/19

Message par kirby » 25 oct. 2018, 18:39

J’y sera ce soir.

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