Sale temps pour les ténors: Don José tué par Carmen

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lionrougeetblanc
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Re: Sale temps pour les ténors: Don José tué par Carmen

Message par lionrougeetblanc » 08 janv. 2018, 19:32

PlacidoCarrerotti a écrit :
08 janv. 2018, 17:06
Et le pistolet s'enraya... 8O 8O 8O

http://www.corriere.it/spettacoli/18_ge ... 8724.shtml
Cela s'est produit dans la pièce Le noir te va si bien avec Maria Pacôme et Jean le Poulain. En désespoir de cause Maria Pacôme a donné un coup de pied dans la jambe de Le Poulain qui s'est effondré en criant " Ah, le bout de sa chaussure était empoisonné ". :lol:

dd78
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Re: Sale temps pour les ténors: Don José tué par Carmen

Message par dd78 » 09 janv. 2018, 09:37

"Et le pistolet s'enraya..." 8O 8O 8O
Il y a une justice ou autre chose.
Je vais sérieusement me reposer la question de l'existence d'un dieu.

bertrand simon
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Re: Sale temps pour les ténors: Don José tué par Carmen

Message par bertrand simon » 10 janv. 2018, 14:23

lionrougeetblanc a écrit :
06 janv. 2018, 16:58
jerome a écrit :
05 janv. 2018, 15:37
HELENE ADAM a écrit :
05 janv. 2018, 14:30
en quoi est-ce un problème pour les ténors spécifiquement que de poser la question de l'oppression des femmes ? :D
Aucun problème mais alors que cette question de l'oppression des femmes soit posée à travers de nouveaux opéras, originaux, contemporains, en phase avec la problématique de leur temps!
MAIS!!!! On ne bidouille pas les oeuvres du répertoire à de telles fins!
+1

Derrière une intention peut-être louable (encore que, ça se discute car quels en sont les vrais motifs ?) la démarche est non seulement consternante mais aussi dangereuse. C'est une mécanique infernale que cette volonté de modifier une oeuvre sous prétexte que son livret ne colle pas à l'esprit (peut-on encore utiliser ce terme pour la période que nous traversons ?) du temps. Pourquoi ne pas revoir la fin de toutes les grandes oeuvres littéraires, retoucher les tableaux qui font état d'une situation maintenant jugée intolérable ou portent un message jugé dérangeant à nos yeux ou nos oreilles, qui deviennent intolérantes au nom d'une (pseudo) tolérance ?
Juger le passé à l'aune des morales, sentiments, ou totems politiquement corrects du présent peut être un signe d'inculture, de manque de méthode dans le raisonnement ou une marque de malhonnêteté intellectuelle ; vouloir changer ce passé, ici par une intervention sur une oeuvre qui témoigne de moeurs dans un contexte donné mais révolu, marque un cran supplémentaire, aussi stupide qu'inquiétant par le signal qu'il donne -tout peut être relativisé- et la démarche qu'il engage (une oeuvre du répertoire peut-être modifiée à l'envi).
Jusqu'où irons-nous ?
Je renvoie à ceci : Article de Gilles-William Goldnadel dans Figaro-Vox du 08/01/2018 :

«Ce n'est pas seulement Bizet qu'on assassine»

"Merveilleuse nouvelle pour les femmes, mais moins bonne pour leurs porcs: Carmen ne meurt plus assassinée, car elle donne la mort au postfranquiste Don José.

Par décret directorial du théâtre de Florence, le metteur en scène Léo Muscato a décidé de modifier la fin tragique de la belle cigarettière gitane.

En effet, selon le directeur directif et de progrès du Teatro del Maggio: «à notre époque, marquée par le fléau des violences faites aux femmes, il est inconcevable qu'on applaudisse le meurtre de l'une d'elles».

La même hystérie vengeresse s'est abattue sur le pays à partir de l'affaire hollywoodienne et ses frasques weinsteiniennes.

Je passe, hebdomadairement, mon temps à écrire assez invariablement dans ces colonnes que l'époque est dangereusement névrotique. Depuis la rentrée de septembre et les hystéries électroniques venues de l'Atlantique, je décris désormais un effet d'emballement.

Les émeutes estivales de Charleville et les destructions de statues de généraux sudistes ont traversé l'océan et fait des émules jusque dans Paris où l'on a exigé la mise à bas des suppôts d'esclavagistes Colbert et Dugommier.

La même hystérie vengeresse s'est abattue sur le pays à partir de l'affaire hollywoodienne et ses frasques weinsteiniennes. Non seulement un porc français est publiquement balancé chaque semaine par-dessus bord, mais plus gravement, le discours public est révisé et sévèrement corrigé.

C'est dans ce cadre rien moins que rationnel que j'ai été conduit à plaindre avant les fêtes le sort réservé à un humoriste du nom de Tex, congédié comme un malpropre - et dans l'indifférence - par le service public audiovisuel pour avoir osé faire de l'humour noir sur une femme imaginaire, l'œil au beurre assorti.

Pour ceux qui viendraient à douter de ce que la tragi-comédie de Carmen se situerait dans ce strict cadre révisionniste, la lecture d'un article sans état d'âme publié ce 5 janvier de l'an nouveau sur le site de France Culture est riche d'enseignements. Notamment, les déclarations approbatrices d'Olivier Py qui, comme chacun sait, siège comme un pape de la culture de progrès en Avignon.

À la question, effectivement assez pertinente, peut-on changer la fin d'un opéra datant du XIXe siècle? l'homme qui se vante d'avoir déjà réglé son compte à Don José dans une adaptation pour l'opéra de Lyon en 2012, répond doctement: «dans la version que j'ai faite à l'opéra de Lyon, Carmen ne mourait pas non plus, elle se relevait et partait, comme si le geste de Don José n'avait pas été un geste mortel, elle l'abandonnait à son sort.»

Puis ce décret moralisant pour l'avenir: «je pense qu'il y a dans certains opéras du XIXe, une manière de traiter les personnages féminins, qui, dans certains cas, n'est plus acceptable aujourd'hui. Je peux donc comprendre que l'on propose une autre fin»

Pour persuader encore le sceptique que l'œuvre de révision féministe radicalement engagée est à relier indissociablement au gauchisme culturel de toujours, celui-ci sera sans doute édifié d'apprendre que Léo Moscato à Florence, tout à son ardent désir modificateur, a également transposé le récit dans un camp de Roms des années 80 occupé illégalement par des forces de l'ordre en tenues antiémeutes: «Carmen, qui travaille dans une manufacture de cigarettes voisine du camp, est soumise aux coups de matraque répétés de Don José, un policier irascible et violent» (le Monde du 5 janvier).

Halte là! On ne passe plus les gitanes à tabac. Seulement les policiers.

À coups répétés de boutoir, la bêtise idéologique hystérique, en majesté médiatique, est en train de rendre fou, à lier, l'univers intellectuel et culturel occidental.

Ainsi, en prononçant la peine de mort contre Don José, l'homme de théâtre de progrès ne supprime pas seulement un mâle espagnol trop dominant, mais aussi un flic fascisant.

En collaborateur zélé des démiurges de progrès qui veulent désormais réviser la culture aujourd'hui inacceptable d'un passé dépassé, je propose avec empressement les modifications suivantes:

L'ouvrière Fantine, acculée misérablement à la prostitution, plutôt que de mourir de faim pourrait, en un geste de révolte féminin autant que citoyen, étrangler l'homme Javert de ses deux pauvres mains.

Dans la liste de Schindler, Spielberg, sévèrement chapitré, ferait pendre à présent les SS d'Hitler par des juifs en colère.

Je propose, encore plus définitivement, qu'à la fin, ce soit le méchant qui meurt. Donc l'homme, le policier, plutôt européen.

De manière plus générale, je suggère que l'on impose moralement pour tous les-crèves-la-faim, une meilleure fin.

Mais, trêve de persiflage. À coups répétés de boutoir, la bêtise idéologique hystérique, en majesté médiatique, est en train de rendre fou, à lier, l'univers intellectuel et culturel occidental.

Ce n'est pas seulement Bizet qu'on assassine, c'est tout simplement la raison.

romance
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Re: Sale temps pour les ténors: Don José tué par Carmen

Message par romance » 10 janv. 2018, 17:18

Mais, trêve de persiflage. À coups répétés de boutoir, la bêtise idéologique hystérique, en majesté médiatique, est en train de rendre fou, à lier, l'univers intellectuel et culturel occidental.

Ce n'est pas seulement Bizet qu'on assassine, c'est tout simplement la raison.


La raison, oui, et pas uniquement la raison. Ces petits esprits "dé-voyés", ceux qui n'ont aucun scrupule à dénaturer une oeuvre, n'ont pas de mesure. Bafouer une oeuvre, en ignorant son essence même ? Pour moi, c'est indigne. Pour soi comme pour ceux à qui l'on s'adresse. Il y en aura toujours pour s'extasier, alors pourquoi s'en priver ? Tenter de briller aux dépens du respect de l'oeuvre d'un autre, c'est tellement plus facile aujourd'hui (la panoplie est archi-connue).
Nous avons lu que "le public applaudissait le meurtre de Carmen". Il est donc si stupide ce public qu'il applaudisse le meurtre d'une femme, sans mm prêter une seconde d'attention aux derniers accents admirables de cette oeuvre ? Il y a de la musique dans Carmen?
Il nie ainsi un élément essentiel, le fatum, qui va les mener à cette fin. Les derniers accents de Carmen... Ceux qui vous font retenir votre souffle. Le meurtre de Don José est bêtement une négation de l'esprit de l'oeuvre.
Alors, autant j'aime parfois être "cascaillée" par ce que je n'attendais pas, que je ne voyais pas, autant ds ce cas, si évidemment stupide, je ne peux m'empêcher de donner mon avis... mm si je n'ai pas vu ce Carmen. (D'autant que je garde encore les accents d'un JK à Orange, il y a qqs années... Où le théâtre est resté muet, suspendu aux dernières vibrations des derniers mots... Ma Carmen adorée... jusqu'à l'explosion d'applaudissements.. Ah oui ! c'est vrai. Nous applaudissions probablement le meurtre de Carmen.)

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Re: Sale temps pour les ténors: Don José tué par Carmen

Message par dge » 10 janv. 2018, 17:19

Même Raphaël Enthoven en parle sur Europe1

http://www.europe1.fr/emissions/le-fin- ... nt-3541148

Ce qui me semble stupide dans cette affaire c'est que le metteur en scène, non seulement montre qu'il n'a rien compris à Carmen, mais que son message est contre-productif. La grandeur du personnage c'est d'être libre, de choisir ses amants et sa mort. Là est le mythe. La faire assassiner DJ, c'est ramener l'histoire à un crime passionnel banal. Et ce n'est plus la même Carmen.

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Mise en scène de Carmen à Florence

Message par HELENE ADAM » 10 janv. 2018, 18:02

romance a écrit :
10 janv. 2018, 17:18
. Ah oui ! c'est vrai. Nous applaudissions probablement le meurtre de Carmen.)
Non plus probablement le talent de JK :wink:

NB : attention à ne pas faire de contresens sur la mise en scène proposée à Florence (que je n'ai pas vue, mais personne ici non plus j'imagine). Il ne s'agit de donner à Carmen le rôle de DJ et à DJ le rôle de Carmen du tout... (curieux comment le buzz entretenu par les détracteurs choqués déforment la réalité à son tour ...). Il s'agit d'imaginer que Carmen se défend à l'ultime seconde et empêche DJ de l'assassiner en lui piquant son arme et en la retournant contre lui. Geste pur d'autodéfense. Le reste de l'opéra jusqu'à cet ultime coup de théâtre est exactement identique. Pas de fantasmes à avoir donc sur une Carmen qui assassinerait DJ. Ce n'est pas ainsi que l'on nomme l'autodéfense... :wink: c'est à dire le fait de tuer son agresseur pour ne pas être tuée.
Lui : Que sous mes pieds se déchire la terre ! que sur mon front éclate le tonnerre, je t'aime, Élisabeth ! Le monde est oublié !
Elle : Eh bien ! donc, frappez votre père ! venez, de son meurtre souillé, traîner à l'autel votre mère

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Re: Sale temps pour les ténors: Don José tué par Carmen

Message par EdeB » 10 janv. 2018, 18:12

En tout cas, c'est une occasion rêvée pour tous les extrémistes de tout poils de hululer sur le "massacre de notre culture", alors qu'il s'agit juste d'un beau coup de buzz et d'une maladresse carabinée : le finale de Carmen étant en soi une dénonciation du meurtre de son rôle-titre, pas besoin d'en rajouter une couche... Mérimée est d'ailleurs très clair.
Par ailleurs, cela pose un problème plus large : celui du "respect de l'oeuvre" et du droit moral de l'auteur, qui n'a pas été sans soubresauts juridiques (on se souvient encore de l'interdiction d'un fameux DVD du Dialogue des Carmélites). Le juriste Lionel Maurel a écrit d'ailleurs un billet de blog passionnant sur la question :
https://scinfolex.com/2018/01/10/la-nou ... ne-public/

Pour ma part, je suis POUR la liberté entière du metteur en scène, MAIS le public doit être prévenu que l’œuvre est revisitée, rebidouillée, coupée, modifiée musicalement. (Cela évite aux innocents qui n'ont jamais vu l’œuvre originale de ne rien comprendre au truc et d'éventuellement choisir une version plus traditionnelle pour une première approche...)
Une monstrueuse aberration fait croire aux hommes que le langage est né pour faciliter leurs relations mutuelles. - M. Leiris
Mon blog, CMSDT-Spectacles Ch'io mi scordi di te : http://cmsdt-spectacles.blogspot.fr/
Mon blog consacré à Nancy Storace : http://annselinanancystorace.blogspot.fr/

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Re: Sale temps pour les ténors: Don José tué par Carmen

Message par Adalbéron » 10 janv. 2018, 18:23

Bel article en effet, merci, et qui en conclusion dit tout ce que je pense de manière claire :
L’idée même d’une « dénaturation de l’oeuvre » ne fait guère de sens, du moment que l’adaptation est clairement présentée comme telle et ne cherche pas à entretenir de confusion avec l’original. Les oeuvres du domaine public sont par définition « indestructibles » : Carmen restera toujours Carmen, tout comme les adaptations, souvent très libres, des Contes de Perrault par Disney n’ont pas fait disparaître le souvenir des originaux. C’est pourquoi l’analogie employée par Monsieur Poulpe à propos de cette nouvelle fin pour Carmen me paraît aussi choquante qu’absurde. Faire mourir Don José au lieu de Carmen n’a rien à voir avec un « taliban armé d’un lance-roquette qui estime que telle ou telle statue mérite d’être défoncée« . L’oeuvre – par essence immatérielle – est à l’abri des outrages irréversibles que l’on peut faire subir à la pierre. Elle s’offre sans fin aux nouvelles interprétations et c’est cette dynamique de recréation perpétuelle qui contribue à maintenir vivantes dans la mémoire les oeuvres du passé.
Je trouve toujours excessives et fatigantes les références à 1984 et à d'autres dystopies qui n'arrivent qu'à enfumer le débat.
Sans parler des discours décadentistes : combien de Carmen seront données cette année avec une fin modifiée ? 1, 2, 3 ? Sur combien de productions ?

Par ailleurs, est-il possible de ne pas faire entrer dans ce débat des épithètes tels que "névrotique" et "hystérique" qui n'ont aucun sens ici (et qui pour le second n'est même plus utilisé par qui que ce soit de sérieux) ?
« Life’s but a walking shadow, a poor player / That struts and frets his hour upon the stage / And then is heard no more. It is a tale / Told by an idiot, full of sound and fury, / Signifying nothing. »
— Shakespeare, Macbeth

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Re: Mise en scène de Carmen à Florence

Message par romance » 10 janv. 2018, 19:05

HELENE ADAM a écrit :
10 janv. 2018, 18:02
romance a écrit :
10 janv. 2018, 17:18
. Ah oui ! c'est vrai. Nous applaudissions probablement le meurtre de Carmen.)
Non plus probablement le talent de JK :wink: ABSOLUMENT :D

NB : attention à ne pas faire de contresens sur la mise en scène proposée à Florence (que je n'ai pas vue, mais personne ici non plus j'imagine). Il ne s'agit de donner à Carmen le rôle de DJ et à DJ le rôle de Carmen du tout... (curieux comment le buzz entretenu par les détracteurs choqués déforment la réalité à son tour ...). Il s'agit d'imaginer que Carmen se défend à l'ultime seconde et empêche DJ de l'assassiner en lui piquant son arme et en la retournant contre lui. Geste pur d'autodéfense. Le reste de l'opéra jusqu'à cet ultime coup de théâtre est exactement identique. Pas de fantasmes à avoir donc sur une Carmen qui assassinerait DJ. Ce n'est pas ainsi que l'on nomme l'autodéfense... :wink: c'est à dire le fait de tuer son agresseur pour ne pas être tuée.
Je comprends que : 1- Carmen refuse d'être tuée, 2- qu'elle détourne le coup par un réflexe d'auto-défense, et qu'ainsi, 3- elle tue Don José. Elle n'a pas l'intention de tuer. Elle se défend donc en détournant le coup.
Mais n'est-ce pas là ignorer le fatalisme de Carmen ? Ils sont seuls, tous les deux, ds un face à face, hors de l'arène là où les conduit "l'amor fati" présent dès le début. Le point culminant. Chacun face à son propre destin. "Tu ne m'aimes donc plus"... ça a un sens !
Quant à Carmen, elle ne songe pas à se défendre... mm si elle peut en avoir le réflexe.. "que de mots superflus"... "Libre elle est née, libre elle mourra.". Je suis désolée ; tuer alors Don José, c'est, pour moi, purement et simplement ignorer ce qui est écrit, dit, entendu. Pourquoi, alors qu'elle vient de dire "Libre elle est née, libre elle mourra", va-t-elle détourner le poignard ? Même avec un réflexe. Ca n'a pas de sens.
Pour autant, si l'adaptation est clairement annoncée comme telle, là, effectivement je la regarderai comme une adaptation. En évitant de penser que certains évènements récents aient pu avoir une quelconque influence sur le choix du finale.

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Re: Sale temps pour les ténors: Don José tué par Carmen

Message par Autolycus » 10 janv. 2018, 19:19

Adalbéron a écrit :
10 janv. 2018, 18:23
Bel article en effet, merci, et qui en conclusion dit tout ce que je pense de manière claire :
L’idée même d’une « dénaturation de l’oeuvre » ne fait guère de sens, du moment que l’adaptation est clairement présentée comme telle et ne cherche pas à entretenir de confusion avec l’original.
A savoir que l'affiche ne mente pas et n'annonce pas l'oeuvre originale, mais bien une adaptation. Heureux que cette évidence recueille finalement tant d'enthousiasme.

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