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Message par Piem67 » 08 oct. 2012, 20:59

jerome a écrit :
Piem67 a écrit :il y a dans la salle des novices et des gens qui vont à l'opéra depuis des dizaines d"'années et qui ont envie de voir des mises en scène comme celles de Tcherniakov (des bons jours) pour renouveler leur approche de l'œuvre.
cher ami, tu vas un peu vite en besogne ou en classification! Tu oublies quand même ceux qui vont à l'opéra depuis des dizaines d'années et qui, eux, n'ont pas envie de voir des mises en scène comme celles de Tcherniakov et ils sont largement aussi nombreux que ceux qui ont envie de mises en scènes contemporaines!
Ce que j'ai surtout voulu dire,; c'est qu'un public est hétérogène. Tu parlais "d'éduquer en douceur" mais c'est impossible. Si on part de là, on ne fera jamais de mises en scènes un peu audacieuses parce-que-il-y-a-dans-la-salle-des-novices. Parfois, il faut bousculer. Pas tout le temps bien sûr, mais parfois, c'est nécessaire et vital même pour renouveler nos habitudes, et SURTOUT sur le répertoire "de base".

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Message par calbo » 08 oct. 2012, 21:02

Rappelle moi pour Eugène, c'était avec un décor unique un peu nu, c'est ça? Car j'ai souvenir d'avoir vu une retransmission TV d'un très bel Eugène Onéguine il y a quelques années. Si c'est bien cette production la effectivement, c'était très réussi.

Par contre Macbeth (ONP 2010), Don Giovanni (Aix 2011) et Trovatore (Bruxelles 2012), c'est bon pour la poubelle tellement c'était mauvais :cry:
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Message par jerome » 08 oct. 2012, 21:02

Piem67 a écrit :Et bé si au bout de 40 ans tu as encore envie de voir des mises en scènes "traditionnelles", excuse-moi, je trouve ça un peu désolant....
pas de condescendance stp! ça n'a rien de désolant! excuse moi d'aimer les oeuvres pour ce qu'elles sont et non pour ce qu'un metteur en scène veut qu'elles soient malgré les compositeurs et les librettistes!
Et je le répète, je ne suis pas le seul, très loin de là! Et les tenants des transpositions contemporaines sont loin d'être majoritaires!

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Message par Piem67 » 08 oct. 2012, 21:03

calbo a écrit :Rappelle moi pour Eugène, c'était avec un décor unique un peu nu, c'est ça? Car j'ai souvenir d'avoir vu une retransmission TV d'un très bel Eugène Onéguine il y a quelques années. Si c'est bien cette production la effectivement, c'était très réussi.

Par contre Macbeth (ONP 2010), Don Giovanni (Aix 2011) et Trovatore (Bruxelles 2012), c'est bon pour la poubelle tellement c'était mauvais :cry:
L'Oniéguine date d'il y a 2 ans je crois ?
Tout se passait dans un salon autour d'une immense table. C'était absolument extraordinaire et révélait une profondeur fantastique. Et tellement russe...

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Message par Leyla » 08 oct. 2012, 21:04

jerome a écrit :
Piem67 a écrit :il y a dans la salle des novices et des gens qui vont à l'opéra depuis des dizaines d"'années et qui ont envie de voir des mises en scène comme celles de Tcherniakov (des bons jours) pour renouveler leur approche de l'œuvre.
cher ami, tu vas un peu vite en besogne ou en classification! Tu oublies quand même ceux qui vont à l'opéra depuis des dizaines d'années et qui, eux, n'ont pas envie de voir des mises en scène comme celles de Tcherniakov et ils sont largement aussi nombreux que ceux qui ont envie de mises en scènes contemporaines!
Mais il faudrait rappeler que l'opéra n'est pas le théâtre parlé : il y a une différence essentielle, non ? Autrement dit, la "nouvelle approche", elle est DANS LA MUSIQUE, DANS LES VOIX, dans un rapport intime entre ce que l'on voit et ce qui est écrit SUR LA PARTITION. Faute de comprendre cela, la plupart de nos metteurs en scène "intelligents", qui en fait ne trouvent dans l'oeuvre que leurs propres fantasmes et font preuve d'une désolante paresse intellectuelle, ne produisent que de misérables contresens, en fait de "mises en scène". Je répète qu'il vaut mieux des mises en espace que ces ruineuses pitreries. Visconti ou Wieland étaient d'abord des fous de musique. Malibran, Pasta, Colbran étaient d'immenses tragédiennes et n'avaient pas besoin de metteur en scène. Visconti n'a eu qu' affiner les dons de Callas, qui n'était une grande actrice que parce qu'elle était une immense musicienne. Elle avait d'abord suivi la leçon de Serafin : " Toute la mise en scène est dans les notes."

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Message par calbo » 08 oct. 2012, 21:05

Piem67 a écrit :
calbo a écrit :Rappelle moi pour Eugène, c'était avec un décor unique un peu nu, c'est ça? Car j'ai souvenir d'avoir vu une retransmission TV d'un très bel Eugène Onéguine il y a quelques années. Si c'est bien cette production la effectivement, c'était très réussi.

Par contre Macbeth (ONP 2010), Don Giovanni (Aix 2011) et Trovatore (Bruxelles 2012), c'est bon pour la poubelle tellement c'était mauvais :cry:
L'Oniéguine date d'il y a 2 ans je crois ?
Tout se passait dans un salon autour d'une immense table. C'était absolument extraordinaire et révélait une profondeur fantastique. Et tellement russe...
Alors ce n'était pas la même production. Car celle dont je parle, j'ai du la voir il y a bien quatre ou cinq ans
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Message par jerome » 08 oct. 2012, 21:07

Leyla a écrit :Mais il faudrait rappeler que l'opéra n'est pas le théâtre parlé : il y a une différence essentielle, non ? Autrement dit, la "nouvelle approche", elle est DANS LA MUSIQUE, DANS LES VOIX, dans un rapport intime entre ce que l'on voit et ce qui est écrit SUR LA PARTITION. Faute de comprendre cela, la plupart de nos metteurs en scène "intelligents", qui en fait ne trouvent dans l'oeuvre que leurs propres fantasmes et font preuve d'une désolante paresse intellectuelle, ne produisent que de misérables contresens, en fait de "mises en scène". Je répète qu'il vaut mieux des mises en espace que ces ruineuses pitreries. Visconti ou Wieland étaient d'abord des fous de musique. Malibran, Pasta, Colbran étaient d'immenses tragédiennes et n'avaient pas besoin de metteur en scène. Visconti n'a eu qu' affiner les dons de Callas, qui n'était une grande actrice que parce qu'elle était une immense musicienne. Elle avait d'abord suivi la leçon de Serafin : " Toute la mise en scène est dans les notes."
exactement!!! je n'aurais pas dit mieux!

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Message par Piem67 » 08 oct. 2012, 21:09

Leyla a écrit :
jerome a écrit :
Piem67 a écrit :il y a dans la salle des novices et des gens qui vont à l'opéra depuis des dizaines d"'années et qui ont envie de voir des mises en scène comme celles de Tcherniakov (des bons jours) pour renouveler leur approche de l'œuvre.
cher ami, tu vas un peu vite en besogne ou en classification! Tu oublies quand même ceux qui vont à l'opéra depuis des dizaines d'années et qui, eux, n'ont pas envie de voir des mises en scène comme celles de Tcherniakov et ils sont largement aussi nombreux que ceux qui ont envie de mises en scènes contemporaines!
Mais il faudrait rappeler que l'opéra n'est pas le théâtre parlé : il y a une différence essentielle, non ? Autrement dit, la "nouvelle approche", elle est DANS LA MUSIQUE, DANS LES VOIX, dans un rapport intime entre ce que l'on voit et ce qui est écrit SUR LA PARTITION.
Ah mais non mais non. Un opéra, ce n'est pas que ça, un opéra c'est 50 % musique, 50 % théâtre (livret). La musique repose sur un livret, elle n'est pas abstraite. Il est donc tout à fait normal que les metteurs en scène INTERPRETENT le livret comme les musiciens interprètent la partition.

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Message par calbo » 08 oct. 2012, 21:13

Entre interpréter un livret et le RÉÉCRIRE il y a un pas que Tcherniakov franchit allègrement (Macbeth, Don Giovanni, Il Trovatore par exemple). Et là, excuse moi, je dis non, non, non et re-non
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Message par jerome » 08 oct. 2012, 21:18

Piem67 a écrit :Il est donc tout à fait normal que les metteurs en scène INTERPRETENT le livret comme les musiciens interprètent la partition.
Sauf que les musiciens n'interprètent pas la partition pour en faire autre chose que ce qu'elle est!! Ils servent la musique et visent la plus grande fidélité possible à la partition! Et quand un metteur en scène transpose et dévoie scéniquement une oeuvre, il fait tout le contraire de ce que les musiciens font eux de leur côté!! C'est bien pour ça qu'on ne sera jamais d'accord!

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