Evolution de la politique tarifaire de la Bastille sur vingt ans

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HELENE ADAM
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Re: Evolution de la politique tarifaire de la Bastille sur vingt ans

Message par HELENE ADAM » 06 déc. 2018, 15:44

Lucas a écrit :
06 déc. 2018, 15:35
Mais bien sûr, Hélène, qu'il se réduit à l'ONP puisque c'est le titre de ce fil!
Lucas lis ce qu'on écrit. L'élargissement du propos vise à prouver qu'on peut faire une autre politique mais que tout choix politique dès lors qu'il s'agit du spectacle vivant nécessite de partir du principe que des apports financiers extérieurs à la recette de la billetterie sont prévus : si ce n'est pas la publicité, c'est forcément le mécénat et/ou l'état (et les collectivités locales). Or tu proposes comme première mesure de supprimer ces apports extérieurs...
Lui : Que sous mes pieds se déchire la terre ! que sur mon front éclate le tonnerre, je t'aime, Élisabeth ! Le monde est oublié !
Elle : Eh bien ! donc, frappez votre père ! venez, de son meurtre souillé, traîner à l'autel votre mère

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Re: Evolution de la politique tarifaire de la Bastille sur vingt ans

Message par David-Opera » 06 déc. 2018, 15:47

Et de pas oublier que la ville de Paris ne contribue pas au financement de l'ONP, alors que toutes les autres villes européennes, même les villes secondaires d'Allemagne, contribuent à leur opéra.

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Re: Evolution de la politique tarifaire de la Bastille sur vingt ans

Message par Lucas » 06 déc. 2018, 16:35

HELENE ADAM a écrit :
06 déc. 2018, 15:44
Lucas a écrit :
06 déc. 2018, 15:35
Mais bien sûr, Hélène, qu'il se réduit à l'ONP puisque c'est le titre de ce fil!
L'élargissement du propos vise à prouver qu'on peut faire une autre politique ...
Mais Hélène, je ne cherche pas à élargir le propos tant la création de l'opéra Bastille répond à un objectif culturel très spécifique : rendre l'art lyrique accessible à tous en le rendant "populaire".

C'est ce qui explique avant tout qu'il draine de telles subventions : 100 millions d'euros; ce qui est sans équivalent en Europe et représente 1/20 du manque à gagner engendré par le récent moratoire.

Par ailleurs, David est, comme toujours, très prolixe pour avancer les chiffres qui l'arrangent mais silence-radio sur le reste : quelle est le montant total des subventions apportées aux salles de musique classique à Paris et quelle est la part de l'Opéra de Paris. Et accessoirement quel est le rapport Paris/Province en la matière?

Enfin, oui, la révolte des gilets jaunes (sur laquelle je suis assez neutre) permet à un certain nombre de statistiques de sortir et de mieux prendre conscience qu'une moitié de nos compatriotes considère que la baisse de cent euros dans leur budget mensuel est une catastrophe. Dans ce contexte il y a une certaine indécence à considérér qu'une place d'opéra au tarif moyen de 90 euros est une broutille

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Re: Evolution de la politique tarifaire de la Bastille sur vingt ans

Message par David-Opera » 06 déc. 2018, 17:00

Lucas a écrit :
06 déc. 2018, 16:35
David est, comme toujours, très prolixe pour avancer les chiffres qui l'arrangent mais silence-radio sur le reste : quelle est le montant total des subventions apportées aux salles de musique classique à Paris et quelle est la part de l'Opéra de Paris. Et accessoirement quel est le rapport Paris/Province en la matière?
Je suis prolixe sur les chiffres de l'ONP tout simplement car sur internet c'est l'institution qui donne le plus de détails - car c'est une institution de service public-. N'importe qui qui cherche les rapports en ligne trouve les chiffres que j'avance. Je n'invente rien. Et je ne trouve pas autant de détails même pour le MET à New York. Et pas grand chose sur les opéras de Berlin.

Ensuite, il faut savoir que les schémas de financement varient pour chaque salle.
Par exemple, pour la Philharmonie on a un parfait équilibre 25% billetterie, 25% Mécénat/commerce, 10% ville de Paris et 40% Etat, pour un budget total de 82 millions d'euros.
Je n'invente rien, il suffit de prendre un peu de temps en cherchant sous google.

Comme écrit plus haut, en province, les opéras sont subventionnés jusqu'à 80% (Opéra de Lyon), et ne peuvent absolument pas fonctionner sur un schéma ONP subventionné à moins de 50%, car le nombre de spectateurs n'est pas aussi important (200 000 spectateurs à Lyon, programme hors les murs compris, contre plus de 800 000 à Paris).

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Re: Evolution de la politique tarifaire de la Bastille sur vingt ans

Message par Lucas » 06 déc. 2018, 17:09

David-Opera a écrit :
06 déc. 2018, 17:00
Comme écrit plus haut, en province, les opéras sont subventionnés jusqu'à 80% (Opéra de Lyon), et ne peuvent absolument pas fonctionner sur un schéma ONP subventionné à moins de 50%, car le nombre de spectateurs n'est pas aussi important (200 000 spectateurs à Lyon programme hors les murs compris, contre plus de 800 000 à Paris).
Tu ne réponds toujours pas à mes questions :
1- Quelle est le montant des subventions allouées à l'ONP/salles de concert dédiées au classique à Paris?
2- Quel est le rapport Paris/Province?

Inutile aussi de prendre des exemples non représentatifs comme celui de Lyon. Sans oublier le fait que si un théâtre est économe, la part même minime des subventions rapportée à son budget sera importante

Et encore une fois, tu oublies la spécificité de la Bastille : être un opéra POPULAIRE et l'indécence de ses tarifs au regard de cet objectif

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Re: Evolution de la politique tarifaire de la Bastille sur vingt ans

Message par David-Opera » 06 déc. 2018, 17:19

Je t"ai donné des éléments, et tu pourrais aussi chercher par toi même, mais tu es trop paresseux pour cela, nous l'avons compris.
En province, les salles sont plus subventionnées qu'à Paris.

http://www.lefigaro.fr/musique/2012/10/ ... -essai.php

http://revopera.com/financement-operas- ... s-mecenat/

En 2006 (derniers chiffres dont je dispose), les 13 principaux établissements lyriques aidés de province ont reçu 176 millions de subventions publiques et seulement 35 millions de recettes de billetterie.

Résultat : les opéras sont condamnés à vivre sous perfusion publique. En 2006, les 13 principaux établissements aidés de province ont reçu 27 millions d'euros de l'Etat, 128 millions des villes, 16 millions des régions et presque 5 millions des départements, leurs recettes propres ne représentant que 35 millions d'euros.

https://www.lesechos.fr/15/02/2008/LesE ... ras---.htm

A comparer à l'ONP qui reçoit 95 millions de subvention et tire 70 millions de recettes de billetterie.

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Re: Evolution de la politique tarifaire de la Bastille sur vingt ans

Message par Lucas » 06 déc. 2018, 17:29

David-Opera a écrit :
06 déc. 2018, 17:19
En 2006, les 13 principaux établissements aidés de province ont reçu 27 millions d'euros de l'Etat, 128 millions des villes, 16 millions des régions et presque 5 millions des départements, leurs recettes propres ne représentant que 35 millions d'euros.
A comparer à l'ONP qui reçoit 95 millions de subvention et tire 70 millions de recettes de billetterie.
Donc, en résumé, 150 millions pour les 13 premières villes de France et 100 millions pour l'opéra de Paris, tu trouves cela équitable, toi?

Et pour un opéra de Paris qui pratique des prix moyens trois fois supérieurs à ceux de province?

Et tes chiffres datent de 12 ans sans tenir compte des chutes importantes des subventions allouées à la province (cf le cas de Nice) quand celles de l'ONP restent assez stables. Aujourd'hui, ce doit être bien pire ...

Et que dire des salles de concert qui viennent après les 13 principaux établissement aidés? Bref, la situation de l’hôpital en France, c'est presque "peanuts" en comparaison de celle de l'opéra même si les conséquences de cette désertification des zones rurales en matière de santé a des conséquences bien plus graves

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Re: Evolution de la politique tarifaire de la Bastille sur vingt ans

Message par David-Opera » 06 déc. 2018, 17:33

Cherche par toi même le nombre de spectateurs en province, et tu verras qu'il y en a moins qu'à Paris.
Mais nous avons compris que tu n'as aucun élément factuel à apporter à la discussion, mais ce qui compte est d'avoir pu apporter des éléments aux lecteurs 'd'ODB qui comprendront bien mieux que toi.

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Re: Evolution de la politique tarifaire de la Bastille sur vingt ans

Message par Lucas » 06 déc. 2018, 17:39

David-Opera a écrit :
06 déc. 2018, 17:33
Cherche par toi même le nombre de spectateurs en province, et tu verras qu'il y en a moins qu'à Paris.
Normal puisque tous les opéras ferment ou tournent au ralenti

Amuse toi à comparer le nombre de représentations d'opéra qu'il y avait à Nice à l'époque des Médecin et aujourd'hui et tu m'en donneras des nouvelles.

Bilan des courses : tous les amateurs d'opéra courent à Monaco. Ce n'est pas forcément la demande qui fait défaut mais l'offre.

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Re: Evolution de la politique tarifaire de la Bastille sur vingt ans

Message par JdeB » 07 déc. 2018, 10:03

Lucas a écrit :
06 déc. 2018, 17:39
David-Opera a écrit :
06 déc. 2018, 17:33
Cherche par toi même le nombre de spectateurs en province, et tu verras qu'il y en a moins qu'à Paris.
Normal puisque tous les opéras ferment ou tournent au ralenti

Amuse toi à comparer le nombre de représentations d'opéra qu'il y avait à Nice à l'époque des Médecin et aujourd'hui et tu m'en donneras des nouvelles.

Bilan des courses : tous les amateurs d'opéra courent à Monaco. Ce n'est pas forcément la demande qui fait défaut mais l'offre.
Saison de JA Cartier à Nice 1994/1995 : 9 opéras dont Mefistofele en vc, et 2 récitals (Berganza, Van Dam) et presque que des raretés ! I Due Foscari, Mefistofele, Il Telemaco de Scarlatti, L'incontro improviso de Haydn, Otello de Rossini. Parmi les solistes : N. Miricioiu, S. Estes, F. Araiza, L. Cuberli, C. Merritt, R. Blake, ...Et une vraie saison de ballet
41 levers de rideau pour le lyrique !

Aujourd'hui, 5 titres dont une Vc (Damnation de Faust) et un récital Nucci. Que des opéras très connus sauf Rake's progress

On pourrait en dire autant pour Montpellier (13 titres durant la saison 95/95 plus des récitals), Tours, Metz ou Avignon.

Moi je suis d'accord avec Lucas, on donne trop à l'ONP et pas assez aux maisons de province
"Si tu travailles avec un marteau-piqueur pendant un tremblement de terre, désynchronise-toi, sinon tu travailles pour rien." J-C Van Damme.
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