Le répertoire de l'Opéra de Paris sous la Restauration et le Second Empire

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David-Opera
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Re: Le répertoire de l'Opéra de Paris de la Restauration et du Second Empire

Message par David-Opera » 11 juil. 2018, 12:34

Le tableau est mis à jour avec la période 1821 / 1823.

Cela fait apparaître 3 nouvelles œuvres :

Fernand Cortez (Spontini) n° 43, Oedipe à Colone (Sacchini ) n° 32 et La Caravane du Caire (Grétry) n°31.

Par ailleurs, Aladin et la lampe merveilleuse de Nicolo Isouard passe de n°27 à n°16.

Pour information, Les Mystères d'Isis (adaptation de La Flûte Enchantée de Mozart par Ludwig Wenzel Lachnith) est n°65 avec 16 représentations. C'était un grand succès de la période 1800-1820.

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Re: Le répertoire de l'Opéra de Paris de la Restauration et du Second Empire

Message par houppelande » 11 juil. 2018, 12:42

paco a écrit :
11 juil. 2018, 10:36
Sauf erreur de ma part, il me semble que pendant très longtemps il y avait relâche pendant le carême.

Sinon oui, l'Opéra fonctionnait en août jusqu'à la seconde guerre mondiale, mais à l'époque d'une part les congés payés n'existaient pas, donc la quasi totalité des parisiens ne partait pas et vivait à Paris en août, d'autre part même les rentiers et ceux qui pouvaient se permettre une villégiature restaient à Paris en été (à part quelques escapades en Normandie) car on y "respirait", en comparaison de la chaleur étouffante de la Côte d'Azur et des autres lieux de villégiature au sud de Paris.
Certes, certes, mais une grosse partie de la clientèle aristocratique, celle qui achetait des loges à l'année, passait la fin du printemps et l'été dans ses châteaux, ne revenant à Paris que pour la saison qui commençait à l'automne.
Pour la question du relâche pendant le carême, c'est probablement avant le XIXe siècle : le tableau de 1822 montre un relâche uniquement la semaine sainte et celui de 1840 uniquement les trois jours précédant Pâques, mais on a bien joué du Donizetti pendant tout le carême, pour une œuvre assez appropriée il est vrai, les Martyrs.

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Re: Le répertoire de l'Opéra de Paris de la Restauration et du Second Empire

Message par paco » 11 juil. 2018, 14:37

houppelande a écrit :
11 juil. 2018, 12:42
paco a écrit :
11 juil. 2018, 10:36
Sauf erreur de ma part, il me semble que pendant très longtemps il y avait relâche pendant le carême.

Sinon oui, l'Opéra fonctionnait en août jusqu'à la seconde guerre mondiale, mais à l'époque d'une part les congés payés n'existaient pas, donc la quasi totalité des parisiens ne partait pas et vivait à Paris en août, d'autre part même les rentiers et ceux qui pouvaient se permettre une villégiature restaient à Paris en été (à part quelques escapades en Normandie) car on y "respirait", en comparaison de la chaleur étouffante de la Côte d'Azur et des autres lieux de villégiature au sud de Paris.
Certes, certes, mais une grosse partie de la clientèle aristocratique, celle qui achetait des loges à l'année, passait la fin du printemps et l'été dans ses châteaux, ne revenant à Paris que pour la saison qui commençait à l'automne.
Pour la question du relâche pendant le carême, c'est probablement avant le XIXe siècle : le tableau de 1822 montre un relâche uniquement la semaine sainte et celui de 1840 uniquement les trois jours précédant Pâques, mais on a bien joué du Donizetti pendant tout le carême, pour une œuvre assez appropriée il est vrai, les Martyrs.
Ah ok, merci pour l'analyse concernant le carême.

Concernant le mois d'août, certes il y avait des aristocrates qui passaient une large partie de l'été dans leur château, mais les aller-retour avec la capitale étaient fréquents pour régler leurs affaires courantes (et relativement faciles, la France étant, dès le règne de Louis XVI, le pays européen bénéficiant des infrastructures routières les plus efficaces, permettant une grande rapidité des déplacements). Encore une fois, la notion de "mois d'août" (ou mois de juillet, peu importe) n'existait pas, cette phase de l'année où la vie urbaine s'arrête n'est apparue que bien après la seconde guerre mondiale.
De fait, que l'Opéra fonctionne au mois d'août est tout à fait normal à cette époque, je pense que si un fantôme de l'époque nous lisait il ne comprendrait même pas l'objet de notre débat.
Quant à la notion de saison je ne suis pas sûr non plus qu'elle ait existé. Jusqu'aux années 1950 on vivait sur un répertoire que l'on programmait de mois en mois, parfois avec davantage d'anticipation, mais cela n'était pas comparable à ce que l'on appelle une saison aujourd'hui.

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Re: Le répertoire de l'Opéra de Paris de la Restauration et du Second Empire

Message par houppelande » 11 juil. 2018, 15:02

paco a écrit :
11 juil. 2018, 14:37
Encore une fois, la notion de "mois d'août" (ou mois de juillet, peu importe) n'existait pas, cette phase de l'année où la vie urbaine s'arrête n'est apparue que bien après la seconde guerre mondiale.
De fait, que l'Opéra fonctionne au mois d'août est tout à fait normal à cette époque, je pense que si un fantôme de l'époque nous lisait il ne comprendrait même pas l'objet de notre débat.
Bien sûr, ça me rappelle "Downton Abbey - "What Is A Weekend?"
Quant à la notion de saison je ne suis pas sûr non plus qu'elle ait existé. Jusqu'aux années 1950 on vivait sur un répertoire que l'on programmait de mois en mois, parfois avec davantage d'anticipation, mais cela n'était pas comparable à ce que l'on appelle une saison aujourd'hui.
Je ne visais pas la saison programmatique à l'opéra mais la saison des bals et des réceptions à Paris.

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Re: Le répertoire de l'Opéra de Paris de la Restauration et du Second Empire

Message par RV » 12 juil. 2018, 09:21

Je voudrais signaler à ceux que la vie de l'Opéra de Paris au 19ème siècles intéresse un livre intitulé "Les cancans de l'opéra. Le journal d'une habilleuse" écrit par un dénommé Louis Gentil. Ce livre porte sur les années 1836 à 1848 alors que l'opéra occupait la salle de la rue Le Pelletier. Dans ce livre, Louis Pelletier décrit la programmation, présente les chanteurs et les musiciens et raconte une foule d'anecdotes sur le fonctionnement de l'opéra ainsi que sur le comportement des spectateurs (loge infernale) ou des mères maquerelles des petits rats du ballet

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Re: Le répertoire de l'Opéra de Paris de la Restauration et du Second Empire

Message par paco » 12 juil. 2018, 10:19

RV a écrit :
12 juil. 2018, 09:21
Je voudrais signaler à ceux que la vie de l'Opéra de Paris au 19ème siècles intéresse un livre intitulé "Les cancans de l'opéra. Le journal d'une habilleuse" écrit par un dénommé Louis Gentil. Ce livre porte sur les années 1836 à 1848 alors que l'opéra occupait la salle de la rue Le Pelletier. Dans ce livre, Louis Pelletier décrit la programmation, présente les chanteurs et les musiciens et raconte une foule d'anecdotes sur le fonctionnement de l'opéra ainsi que sur le comportement des spectateurs (loge infernale) ou des mères maquerelles des petits rats du ballet
Oui ce livre est très chouette, ça se lit très facilement et ça donne une bonne indication de certains usages (les coupures drastiques dans les partitions, le fonctionnement aléatoire d'un théâtre de répertoire, le comportement du public à l'époque etc.)

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Re: Le répertoire de l'Opéra de Paris de la Restauration et du Second Empire

Message par PlacidoCarrerotti » 12 juil. 2018, 10:44

paco a écrit :
12 juil. 2018, 10:19
RV a écrit :
12 juil. 2018, 09:21
Je voudrais signaler à ceux que la vie de l'Opéra de Paris au 19ème siècles intéresse un livre intitulé "Les cancans de l'opéra. Le journal d'une habilleuse" écrit par un dénommé Louis Gentil. Ce livre porte sur les années 1836 à 1848 alors que l'opéra occupait la salle de la rue Le Pelletier. Dans ce livre, Louis Pelletier décrit la programmation, présente les chanteurs et les musiciens et raconte une foule d'anecdotes sur le fonctionnement de l'opéra ainsi que sur le comportement des spectateurs (loge infernale) ou des mères maquerelles des petits rats du ballet
Oui ce livre est très chouette, ça se lit très facilement et ça donne une bonne indication de certains usages (les coupures drastiques dans les partitions, le fonctionnement aléatoire d'un théâtre de répertoire, le comportement du public à l'époque etc.)
Il faut quand même prévenir les ODBiens éventuellement intéressé que ces Cancans ne se lisent pas précisément comme un roman. Parfois, l'appareillage de notes est trois fois plus long que le cancan lui-même qui peut d'ailleurs être totalement dépourvu d'intérêt.

"On dit(1) que Mlle X(2) serait au mieux(3) avec Monsieur de Z(4) comte de son état(5)".

1. Pour une fois Gentil ne présente pas la nouvelle avec certitude : voir analyse des taux de probabilités d'exactitude en annexe XXXII du tome 2
2. Il doit s'agir de Mlle Ernestine Rombier dont nous avons parlé en 345(3), 394(2) et 567(7) à moins qu'il ne s'agisse de quelqu'un d'autre. Ernestine Rombier était née Françoise Coqueluche de par sa mère, Ernestine Coqueluche fille mère. Rombier serait le nom du père (Jombier ou Rambier ? Le premier était décorateur de poubelle et le second accordeur de scies musicales : on raconte qu'il est mort en s'en prenant une dans la gueule (voir Journal des Ébats du 22 juillet 1828, page 33, colonne de gauche, un peu en dessous de la publicité pour les pastilles du Docteur Véron).
3. Ernestine Rombier dut quitter la scène momentanément neuf mois plus tard ("Elle était devenue grosse comme une vache" Cancan 5678 page 420 du tome II). Un enfant naquit qui pris le nom d'Hubert (parfois Über) Mayo. Il fit carrière dans les cabarets sous le pseudonyme de Galantine du Foigras.
4. Il s'agit vraisemblablement d'Hubert de Porte Maillot
5. Une fois de plus, Gentil brouille les pistes, car Porte Maillot était marquis. A moins qu'il ne s'agisse du Duc de Moly-Thor, riche héritier d'une noble famille franco-suédoise mais je dis une connerie il était déjà mort.
« L’essentiel est d’être bien avec soi-même et de regarder le public comme des chiens qui tantôt nous mordent et tantôt nous lèchent » Voltaire, lettre au duc de Richelieu.

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Re: Le répertoire de l'Opéra de Paris de la Restauration et du Second Empire

Message par EdeB » 12 juil. 2018, 12:34

PlacidoCarrerotti a écrit :
12 juil. 2018, 10:44
paco a écrit :
12 juil. 2018, 10:19
RV a écrit :
12 juil. 2018, 09:21
Je voudrais signaler à ceux que la vie de l'Opéra de Paris au 19ème siècles intéresse un livre intitulé "Les cancans de l'opéra. Le journal d'une habilleuse" écrit par un dénommé Louis Gentil. Ce livre porte sur les années 1836 à 1848 alors que l'opéra occupait la salle de la rue Le Pelletier. Dans ce livre, Louis Pelletier décrit la programmation, présente les chanteurs et les musiciens et raconte une foule d'anecdotes sur le fonctionnement de l'opéra ainsi que sur le comportement des spectateurs (loge infernale) ou des mères maquerelles des petits rats du ballet
Oui ce livre est très chouette, ça se lit très facilement et ça donne une bonne indication de certains usages (les coupures drastiques dans les partitions, le fonctionnement aléatoire d'un théâtre de répertoire, le comportement du public à l'époque etc.)
Il faut quand même prévenir les ODBiens éventuellement intéressé que ces Cancans ne se lisent pas précisément comme un roman. Parfois, l'appareillage de notes est trois fois plus long que le cancan lui-même qui peut d'ailleurs être totalement dépourvu d'intérêt.

"On dit(1) que Mlle X(2) serait au mieux(3) avec Monsieur de Z(4) comte de son état(5)".

1. Pour une fois Gentil ne présente pas la nouvelle avec certitude : voir analyse des taux de probabilités d'exactitude en annexe XXXII du tome 2
2. Il doit s'agir de Mlle Ernestine Rombier dont nous avons parlé en 345(3), 394(2) et 567(7) à moins qu'il ne s'agisse de quelqu'un d'autre. Ernestine Rombier était née Françoise Coqueluche de par sa mère, Ernestine Coqueluche fille mère. Rombier serait le nom du père (Jombier ou Rambier ? Le premier était décorateur de poubelle et le second accordeur de scies musicales : on raconte qu'il est mort en s'en prenant une dans la gueule (voir Journal des Ébats du 22 juillet 1828, page 33, colonne de gauche, un peu en dessous de la publicité pour les pastilles du Docteur Véron).
3. Ernestine Rombier dut quitter la scène momentanément neuf mois plus tard ("Elle était devenue grosse comme une vache" Cancan 5678 page 420 du tome II). Un enfant naquit qui pris le nom d'Hubert (parfois Über) Mayo. Il fit carrière dans les cabarets sous le pseudonyme de Galantine du Foigras.
4. Il s'agit vraisemblablement d'Hubert de Porte Maillot
5. Une fois de plus, Gentil brouille les pistes, car Porte Maillot était marquis. A moins qu'il ne s'agisse du Duc de Moly-Thor, riche héritier d'une noble famille franco-suédoise mais je dis une connerie il était déjà mort.
:lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:
Excellentissime !!! C'est tout à fait ça ! Dans le jargon universitaire, on appelle cela un appareil critique en "hérisson de notes" ! Archi précieux pour les chercheurs (mais il y en a-t-il encore sur ces sujets là, vaste question....) et parfois, euh... souvent, euh... absolument insupportable pour le lecteur lambda. Mais irrésistible à faire pour l'auteur : on creuse, on trouve, on meurt d'envie de le partager. (J'avoue que la première mouture de ma biographie de Nancy Storace n'en était parfois pas loin. J'ai pratiquement tout viré de mes notes, sauf les essentielles.)
En tout cas, chapeau bas pour le travail de recherche qui est considérable et vraiment impressionnant.

L'impression générale qui en ressort est quand même que le ballet était une annexe des maisons de passe de l'époque. Pauvres gamines !
Quelques nodules passionnantes sur la réception des opéras, et les coulisses de certaines créations. Mais c'est quand même vu par le petit bout de la lorgnette et via les combles de l'institution...
Une monstrueuse aberration fait croire aux hommes que le langage est né pour faciliter leurs relations mutuelles. - M. Leiris
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Message par PlacidoCarrerotti » 12 juil. 2018, 13:10

EdeB a écrit :
12 juil. 2018, 12:34
L'impression générale qui en ressort est quand même que le ballet était une annexe des maisons de passe de l'époque. Pauvres gamines !
Au début de la lecture, on n'y fait pas trop attention, et petit à petit ça revient si souvent dans les cancans que, personnellement j'en étais à la limite de l'écœurement, d'autant qu'il s'agissait de très jeunes filles, vite dessalés comme on disait à l'époque, au pucelage vendue par leurs propres mères.
Cela explique peut-être partiellement pourquoi l'Eglise n'était pas pressée d'enterrer religieusement les artistes.
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Re: Le répertoire de l'Opéra de Paris de la Restauration et du Second Empire

Message par EdeB » 12 juil. 2018, 14:07

PlacidoCarrerotti a écrit :
12 juil. 2018, 13:10
EdeB a écrit :
12 juil. 2018, 12:34
L'impression générale qui en ressort est quand même que le ballet était une annexe des maisons de passe de l'époque. Pauvres gamines !
Au début de la lecture, on n'y fait pas trop attention, et petit à petit ça revient si souvent dans les cancans que, personnellement j'en étais à la limite de l'écœurement, d'autant qu'il s'agissait de très jeunes filles, vite dessalés comme on disait à l'époque, au pucelage vendue par leurs propres mères.
Cela explique peut-être partiellement pourquoi l'Eglise n'était pas pressée d'enterrer religieusement les artistes.
En fait, le droit canon considérait que l’acteur-actrice comme le prostitué-prostituée vivait dans le mensonge, en exprimant corporellement une situation simulée. Et donc, n’avait pas le droit aux sacrements, puisqu’indigne d’eux… On en a retenu principalement l’excommunication et l’interdiction d’inhumation en terre chrétienne, mais cela allait au-delà dans l’ancien régime, puisque l’état civil est forcément religieux… Les acteurs devaient renoncer au théâtre, souvent in extremis, d’ailleurs !
Pour le statut de l’acteur, c’est dans la droite ligne de la vieille tradition romaine : l’acteur récitant un texte, il ment, et la parole étant au cœur de la citoyenneté romaine (la parole du citoyen doit être indiscutable, c’est au cœur du cursus honorum et des prises de paroles publiques), l’acteur ne peut être qu’un esclave ou un affranchi. C’est pour cela que Néron a tant choqué…
Dans ce cas précis, prostitution (souvent enfantine, avec ces pauvres petits rats) et théâtre se rejoignent…

Camille Laurens a sorti il y a peu un roman sur Marie van Goethem, le "petit rat" de Degas.
http://www.editions-stock.fr/livres/la- ... 2234069282
Voir aussi https://www.letemps.ch/culture/lhistoir ... euse-degas
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