La haute figure de Mécène a fait beaucoup d’émules dans l’aristocratie française. Ce phénomène séculaire, souvent stimulé par une forme de mimétisme avec l’« augustat » de nos rois, a été illustré avec faste par les Gonzague-Nevers, les Orléans, les Estrées, les Noailles, les Clermont-Tonnerre et tant d’autres noms encore. Parfois au sein de ces dynasties, on peut distinguer des cas singuliers de mécène doublé d’un(e) véritable artiste : les Orléans eurent un compositeur d’opéras en la personne de Philippe II, le neveu de Louis XIV, passé à la postérité sous le nom du Régent ; les Noailles comptent une poétesse, Anna. Mais ce qui fait figure d’exception ailleurs devient presque la règle dans une famille où la plupart des soutiens des arts et des lettres (et de tant d’autres domaines) ont d’abord été des artistes de haut niveau : les Polignac. Cette dynastie originaire du Puy-en-Velay qui remonte ses preuves de noblesse au IXe siècle, ne se réduit pas à la personne de la grande amie de Marie-Antoinette, gouvernante des enfants de France. Elle nous a donné aussi de beaux exemples de mécénat éclairé.

 

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