Catherine Hunold a été interrogée pour ODB par Gérard Ferrand à Saint-Étienne le 8 juin 2017 :
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Je renvoie à ce long entretien qui permet de mieux connaitre les débuts et le déroulement de carrière de la soprano dramatique française. Celui-ci en est le prolongement et fait le point sur son actualité (Ariane à Naxos de Strauss à Toulouse) et ses nouveaux projets ou rêves, notamment verdiens. 

Après une journée entière de répétition, à une semaine de la Première, Catherine Hunold me reçoit dans sa petite loge du théâtre du Capitole, souriante, détendue, disponible. Pas la moindre trace de fatigue, une énergie sans faille, une disponibilité bienveillante, et ce souci de créer du lien, qui semble être plus qu’un besoin, une véritable éthique de vie. 

Je commencerai non par une question, mais par une exclamation : « Catherine Hunold, sur la scène du Capitole, enfin ! » 

[Grand éclat de rire]. Il fallait attendre que M Ghristi prenne ses fonctions sans doute. 

A quoi est dû ce retard ? Des occasions manquées ? Des calendriers inconciliables ? 

Non. C’est le bon moment. Il fallait juste attendre le bon moment. Je prends les choses qui m’arrivent comme ça. Et dans mon développement artistique, elles arrivent comme il convient. Oui vraiment c’était le bon moment pour cette Ariane. Après tous ces Wagner, revenir à quelque chose, non pas de plus léger, sûrement pas, mais de complètement différent. Ouvrir le répertoire. A ce stade c’est le bon timing. C’est une prise de rôle. C’est ma première Ariane. C’est mon premier grand Strauss. Et ce sont mes débuts au Capitole. Rien que du bonheur. 

Vous êtes ici pour le double rôle de la Prima Donna et d’Ariane dans l’Ariane à Naxos de Strauss. Peut-on dire qu’il s’agit là de deux rôles de composition (grand rire étonné) dans la mesure où vous ne jouez pas les divas et où vous ne me semblez pas pleurer toute la journée comme Ariane ? 

Pas du tout en effet. Et dans cette production, Ariane n’est absolument pas plaintive. On a voulu la voir plaintive. Quand on lit le texte d’Hofmannsthal et qu’on travaille avec Michel Fau qui est un homme de théâtre, on colle au texte. On se rend compte qu’elle ne pleure pas. Elle appelle la mort, mais ce n’est pas une grande chouineuse ! C’est une femme perdue, désespérée ; c’est un animal blessé. Elle dit elle-même qu’elle est folle, mais qu’elle est sage, qu’elle sait, mais qu’elle ne sait plus. C’est une femme perdue qui ne sait plus où elle est. Ces premiers mots dans l’opéra sont : » Suis-je en vie ou suis-je morte ? » On n’est donc pas dans la plainte, mais dans la folie, le désespoir, l’appel de la mort jusqu’au bout. D’ailleurs, elle ne tombera pas amoureuse de Bacchus ! 

Ah bon ! Expliquez-moi Ariane à Naxos… 

(Rire). Elle ne tombe pas amoureuse. C’est Bacchus qui tombe amoureux d’elle. Elle, elle va jusqu’à la mort. Elle est entrainée vers la mort. Il y a une phrase magnifique d’Hofmannsthal qui dit que pour vivre, il faut se métamorphoser, changer, avancer. Et en même temps, il faut persister et être fidèle. Elle reste fidèle à son idée première de mourir. Du début de l’opéra à la fin, elle est obnubilée par la mort. C’est la figure de l’abandon. 

Et la Prima Donna. Vous amusez vous à la jouer ? 

Ah ! Oui ! Enfin, on me donne un rôle drôle. Alors là, je m’amuse. Michel [Fau] en fait un personnage exubérant. Une tornade. Avec des costumes démentiels. Et je m’amuse vraiment. Quelle grande chance de pouvoir jouer la comédie et en un changement de rideau, tout de suite après de passer à la tragédie !

[Intrusion tumultueuse d’Issachah Savage qui joue le rôle de Bacchus, force de la nature, chantant dans le couloir à pleine voix et accueillie par son Ariane avec un grand éclat de rire. Il s’excuse aussitôt en constatant que Catherine Hunold est en entretien professionnel et tous deux de partir dans un nouvel éclat de rire]

Vous voyez que nous travaillons dans la bonne humeur, dans une très bonne ambiance. Nous passons notre temps à rire. D’ailleurs, les deux premières semaines avec Michel, je riais toute la journée. Et je me suis dit : « Catherine, il faut que tu arrêtes de rire, que tu restes dans ta bulle. Car tu as tout l’opéra à chanter ». 

Quelles sont les difficultés techniques, vocales de ce double rôle ? 

La Prima Donna ne présente aucune difficulté. J’aime faire le clown et au besoin en rajouter. . Mais Ariane, telle qu’on la présente là, précisément parce qu’on n’est pas dans la plainte, dans le seul beau chant, la difficulté est à la fois de conjuguer le chant straussien et l’émotion. Je savais en acceptant ce rôle que j’allais vivre une expérience émotive. Mais je ne pensais pas que cela allait me toucher autant, me bouleverser, me faire poser autant de questions sur la façon de construire le personnage. Un compositeur immense et pour une fois, un librettiste exceptionnel, avec la puissance poétique qu’on ne trouve pas toujours dans les livrets de Wagner. On est porté dans un autre univers. La difficulté est de respecter le texte très fort et cette si belle musique. Il faut trouver l’énergie, l’équilibrer entre les deux composantes de l’œuvre, le texte et la musique. 

Un mot sur la mise en scène de Michel Fau qui est un homme de théâtre et un comédien ? Cette double compétence vous apparait-elle à l’expérience comme un atout ? Dirige-t-il autrement que d’autres metteurs en scène ? 

Pour moi, c’est une vraie rencontre, Michel Fau. C’est beaucoup plus qu’un metteur en scène. C’est un directeur d’acteurs. Depuis le début, il trace une ligne, il tire le fil – le fil d’Ariane bien sûr - , et il rajoute quelques petites choses. Et vous conduit dans la construction du personnage. C’est vraiment une direction. Il connait évidemment parfaitement l’œuvre, l’univers de l’opéra, Strauss, et puis, il connait les voix. Il aime les voix. C’est un homme profondément bienveillant, qui ne vous met jamais en danger. Il vous sort de votre zone de confort, mais en homme de théâtre qui connait les codes de la comédie, ceux de la tragédie. Nous n’avons plus l’habitude rencontrer à l’opéra de grands hommes de théâtre de cette force, et surtout des personnes qui respectent le texte scrupuleusement, jusqu’aux didascalies. Moi je trouve que cette façon de faire de l’opéra, c’est moderne. Cet apparent retour au traditionnel est en fait très moderne, car il plonge profondément dans l’œuvre. Et c’est enthousiasmant de travailler ainsi. 

Sur Facebook vous vous extasiez il y a quelques jours sur les décors et les costumes somptueux de cette production signés David Belugou. Comment un chanteur/ une chanteuse se sent-il bien dans une production ? Quand sentez-vous que ce sera une réussite ou une production moins confortable ? 

Déjà quand on rentre dans le théâtre. On sent l’ambiance. Ici c’est une maison formidable. On est entouré du début à la fin. Dans cette production, David Belugou nous rend beaux, avec ces costumes, ces lumières, ces décors féeriques. Et Michel est très pointilleux la dessus. Il faut qu’on se sente bien. Il nous met en confiance et il est si généreux, si passionné qu’on a envie de tout essayer, de tout lui donner. Et un tel climat, aussi bien dans cette maison, que dans cette production, c’est rare. 

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Vous enchainez avec Brünnhilde de la Walkyrie en Italie à Bari. On dit « Catherine Hunold, une chanteuse wagnérienne ». Qu’est-ce que cette appellation dit de votre voix ? 

Puissance et endurance. On travaille depuis 10 h ce matin. Il est 17h 30 . Vous voyez je suis là. J’ai été en scène tout le temps. De l’endurance donc. Pour la voix, il faut de la puissance sur toute la tessiture. Le soprano dramatique est multi facettes, il doit avoir beaucoup de couleurs dans son panier. Ma recherche porte sur la couleur. Dans ce répertoire, on peut très vite perdre cette flexibilité, avoir une certaine dureté. C’est aussi pour cela que j’ai été très heureuse d’être appelée pour cette Ariane : pour Strauss, il faut avoir une grande souplesse. Cela me permet de faire du stretching tous les jours. [bel éclat de rire]

Vous avez souvent rendu hommage à Mady Mesplé. Nous sommes à Toulouse. Mady Mesplé n’était pas une chanteuse wagnérienne. Qu’avez-vous appris de Mady Mesplé … pour chanter Wagner ? 

A dix-huit ans, quand j’arrive au cours chez Mady, au conservatoire de Paris, elle me dit : « Catherine, vous chanterez Wagner et les grands français inchantables ». Des Magnard, des Bérénice, des Pénélope de Fauré… que j’ai en effet chantés. Elle avait raison. 

Vous louez sa clairvoyance. 

Je loue son oreille. Mady, c’est une oreille fabuleuse. Et pour moi, faire mes débuts au Capitole dans Ariane, c’est très important. Mady racontait tout le temps sa Zerbinette avec Régine Crespin à Aix. Cette prise de rôle ici est très chargée en émotion. Je comprends mieux depuis quelques années ce qu’elle voulait transmettre, cette élégance, une façon de se comporter, la ligne de chant. 

Vous doubliez Christine Goerke au Covent Garden dans Lohengrin. Je voudrais vous entendre évoquer ce rôle d’ Ortrud que vous avez chanté à Nantes, Angers, Séoul et Saint-Etienne. En quoi ce rôle est-il un des rôles les plus gratifiants ? 

C’est génial à chanter. C’est un rôle jubilatoire. Vous passez, en une mesure du démon à l’ensorceleuse. J’aime le chanter un peu comme Waltraud Meier, dont la voix se fait serpent, ondulante. Si on respecte la partition, il y a tant de choses à faire avec ce rôle. Tous mes professeurs, que ce soit Mady, Christa Ludwig, Margaret Price – j’ai été gâtée, je le reconnais - toutes les trois avaient la même exigence : être intègre devant la partition, être honnête, respecter ce qui est écrit. 

Dans un entretien, vous évoquez pour les opéras de Wagner plus généralement le nécessaire travail sur la langue, les mots, les consonnes. En quoi ce travail est-il indispensable pour chanter Wagner ? 

La langue de Wagner est très rythmique, avec une écriture moins horizontale et mélodique que chez Strauss par exemple. On peut jouer avec toutes ces consonnes, les incarner, les susurrer, les murmurer, les rendre plus percussives. La langue est outil d’expression et outil musical. J’ai appris l’allemand comme chanteuse et j’ai la chance de pouvoir travailler mes rôles avec la coach d'allemand du Covent Garden qui travaille habituellement avec Antonio Pappano, qui est allemande et parfaite pour cet apprentissage. 

Vous avez à votre répertoire Harawi de Messiaen, chant d’amour et de mort pour soprano et piano. Pourquoi ce choix ? et quel lien entretenez-vous avec cette musique ?

C’est très beau, très délicat, très difficile. Et Messiaen voulait que ce soit une Isolde qui chante Harawi, un grand soprano dramatique. Je n’avais jamais mis le nez dans la partition, mais elle m’attirait. On m’a appelé 48 h avant pour chanter pour le festival Messiaen les Poèmes pour Mi à cause de la défection d’une autre chanteuse malade. Et cela m’a paru très simple, très direct. J’ai plongé dedans et cette musique m’est devenue consubstantielle. Et j’ai vécu Harawi comme une expérience. Quand Gaëtan Puaud [le fondateur du festival Messiaen] m’a proposé de faire tout le cycle, j’ai été ravie. Quand on chante cela, c’est comme une transe. Un peu comme Ariane. On rentre en transe avec ces musiques et elles vous « réenergisent » à la fois. C’est une expérience spirituelle qui vous amène ailleurs. Mais il faut, comme pour Ariane, savoir garder une distance, se dédoubler en fait. 

Le paradoxe du comédien 

C’est absolument cela. Il faut s’abandonner et en même temps garder le contrôle. C’est très compliqué. 

Vous avez aussi participé à l’enregistrement de Cantates de Paul Dukas (Sémélé), des Barbares de Saint Saëns, de Bérénice de Magnard. Vous semblez avoir une curiosité très vive pour des musiques ou des rôles peu fréquentés. Cultivez-vous cette curiosité ou bondissez- vous sur les opportunités qui vous sont offertes ? 

Un peu les deux. Comme ces rôles sont écrits pour mon type de voix, cela se fait tout normalement. Quand on a besoin d’une voix comme la mienne, on pense à moi pour ce genre de rôle. Et j’aime beaucoup recréer des rôles pour lesquels n’existe aucun enregistrement parce que notre imaginaire est ouvert, neuf. On peut donc chercher et c’est ce que j’aime dans ce métier c’est chercher. Chercher et apprendre. Et avec ce genre de rôles, je suis vraiment dans la création. Créer, ne jamais figer les choses. 

Interrogée pour ODB par Gérard Ferrand à Saint-Étienne, vous avez exprimé des positions très affirmées sur l’engagement dans les théâtres français de chanteurs français. Pourriez-vous les expliciter et indiquer si la situation évolue favorablement ? Dans cette production, Ariane, le Compositeur, Arlequin sont des chanteurs français. 

La situation évolue en effet. Au Capitole pour cette production, le plateau est majoritairement français. Mais c’est une spécificité du Capitole et de son Directeur qui donne leur chance à beaucoup de chanteurs, jeunes ou moins jeunes, français. Et c’est une grande chance. Ce n’est pas le cas dans tous les théâtres. On manque un peu d’audace, d’envie, de curiosité, de désir de découvrir des voix, de les aider, de les aimer. Aimer les chanteurs français. 

Vous avez chanté à Angers et Nantes La Damnation de Faust, en version concert en sept 2017 avec Michael Spyres. Vous avez dit souhaiter chanter les deux rôles de Didon et Cassandre lors de la même soirée. Pourquoi ? 

Parce que je suis folle (rire) et que j’aime relever les défis. Mais si on est bien accompagnée, dans le bon endroit, dans la même maison, cela peut se faire. J’aimerais essayer, c’est vrai. 

Y a-t-il des projets pour que vous interprétiez à nouveau Marguerite ? ou Didon ? ou Cassandre ? 

Non aucun projet ne se dessine. Malheureusement non. Alors même que je me sens très proche de ce compositeur, que ce soit Les Nuits d’Eté, que ce soit Cassandre, ou Didon ou Marguerite. Et en qualité de française, j’aimerais aussi beaucoup défendre ce répertoire. 

Quels sont les projets signés dont vous pouvez parler ? 

Je suis ravie. On va retrouver ces grands français pas très joués. Je chanterai Brunehilde dans le Sigurd de Reyer pour les 100 ans de l’Opéra de Nancy et l’anniversaire de l’œuvre. En octobre. Il y a aura aussi des retrouvailles avec ma chère Lidoine dans le Dialogue des Carmélites, peut-être une Senta dans le Vaisseau fantôme et j’ai plusieurs propositions allemandes de Verdi ! d’Aida, de Nabucco… Je suis contente que mon répertoire s’ouvre sur Verdi. Quand je travaillais avec Christa [Ludwig], elle tenait à ce que je me tourne vers Verdi. Et puis les Wagner Voice sont arrivées et l’étiquette Wagner est restée collée.

Quels sont vos rêves de rôles dans un avenir proche ?

Bien sûr, ce serait rechanter Isolde. C’était mon premier rôle wagnérien à 35 ans. Il fallait le faire. Et j’ai appris le rôle en quatre semaines, deux cent pages. Mais j’adore les challenges. C’est pour cela aussi que j’adore faire des remplacements de dernière minute. Alors oui, j’aimerais rechanter Isolde, avec toute mon expérience wagnérienne. Et après ce Strauss, j’aimerais la Femme sans ombre. C’est mon opéra de Strauss préféré. 

Le rôle de l’Impératrice, je suppose. 

C’est très curieux. Moi je me pensais plus en Teinturière, et tout le monde me parle de Kaiserin [L’Impératrice]. A cause du côte plus cristallin de la voix. Conforme sans doute à cette recherche de finesse que je fais avec Ariane. 
Et après, des Puccini. Turandot. Mais il y a un rôle qui me fait vraiment fanstasmer, c’est Minnie dans la Fanciulla. Moi en tenancière de saloon, cela me plairait beaucoup [grand éclat de rire]. Et je serais la seule femme sur scène ! 

Vous étiez à Toulouse en fin d’année pour accompagner votre époux Paul-Emmanuel Thomas qui dirigeait l’Orchestre du Capitole pour le ballet Don Quichotte chorégraphié par Kader Belarbi. A la maison, c’est-à-dire à Menton si j’ai bien compris, comment se passe votre collaboration artistique ? qui conseille qui ?

On a fait Yalta ! On a séparé les répertoires. Moi je m’occupe de l’allemand, lui de l’italien. Mon mari est plus spécialisé en bel canto, notamment en Italie, et Verdi et Puccini. Et on parle énormément, on parle musique toute la journée et notre fille commence à trouver que c’est beaucoup. Elle se prépare à entrer dans une voie artistique et elle sait ce que cela demande comme investissement, comme moments de doutes. Elle a bien vu ses parents construire. Nous sommes des artisans. Nous ne sommes pas des artistes comme Strauss et Hofmannsthal. Nous sommes des artisans, des interprètes. 

Vous avez plusieurs fois utilisé le terme « construire » pendant cet entretien. 

Oui, j’aime bien cela. Aujourd’hui, on ne construit plus. Si. Dans cette maison, il y a cette idée d’artisanat. Christophe Ghristi construit avec beaucoup de discernement, énormément de goût, la carrière des uns et des autres. On a une grande chance de l’avoir dans notre paysage français. 

Est-il prévu que votre époux et vous-même soyez réunis, lui dans la fosse, vous sur la scène dans un avenir proche ?

On aimerait bien. Bien sur Turandot. On aimerait se retrouver sur une Turandot. Ou un grand Verdi. 

Vous êtes très présente sur les réseaux sociaux et notamment Facebook . C’est pour entretenir un lien avec vos admirateurs ? mieux vous faire connaitre d’un plus large public ? ou tout simplement faire partager vos émotions ? 

Je ne suis pas sûre de partager mes émotions. Le mot le plus important de votre question et que je fais mien, c’est le lien. Je fais ce métier pour partager. Pour faire le lien. Beaucoup de gens me contactent et je leur dis : « Venez me voir. Après les concerts, venez me voir ». J’adore cela, voir les gens qui se sont déplacés, ont payé une place pour venir voir un spectacle, venir vous écouter. J’aime cette rencontre-là, prolonger le contact avec le public. J’aime aussi rester en contact avec les collègues. C’est du lien. C’est ce que j’essaie de faire dans ma vie et dans la discipline artistique que je pratique. Partager, créer du lien. 


Jean Jordy       Entretien réalisé le 22/02/2019

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